L'Iran a annoncé qu'il avait conclu un accord avec Oman sur une route spécifique pour le transport maritime à travers le détroit d'Ormuz, un corridor maritime essentiel pour l'approvisionnement énergétique mondial. Selon le ministère iranien des Affaires étrangères, les coordonnées géographiques de la route ont été finalisées avec Oman, marquant une étape potentielle vers la réouverture du détroit.
Cependant, Baqaei a souligné que les préoccupations de sécurité entourant le détroit persistent en raison du blocus naval américain continu des ports iraniens et d'autres actions hostiles perçues. Les États-Unis et Oman n'ont pas encore commenté publiquement la proposition, malgré l'importance du détroit en tant que conduit majeur pour environ 20% du pétrole et du gaz naturel liquéfié dans le monde. Depuis que les États-Unis et Israël ont lancé leurs attaques contre l'Iran au début de mars, le pays a effectivement fermé le détroit d'Ormuz, limitant le passage à travers la voie navigable.
En dépit de ces menaces, l'Iran a toujours nié s'engager dans des négociations directes avec les États-Unis, affirmant qu'il n'était pas disposé à discuter des conditions avec Washington. La route proposée, selon les rapports, accorderait à l'Iran le contrôle des navires entrants à travers le détroit, lui permettant de surveiller et de réglementer les mouvements des navires. Pour le trafic sortant, Oman serait responsable du dédouanement des navires avant leur départ, l'Iran conservant la surveillance et la capacité d'intervenir si nécessaire.
L'accord avec Oman semble faire partie d'un effort plus vaste visant à remédier aux perturbations causées par le conflit en cours. Plus tôt cette année, l'Iran et les États-Unis avaient signé un protocole d'accord visant à mettre fin aux hostilités et à rouvrir le détroit dans les 60 jours. Cependant, l'accord s'est effondré peu de temps après sa signature, les deux parties s'accusant mutuellement de ne pas respecter leurs engagements.
L'ayatollah Ali Khamenei, le chef suprême, a été tué dans les premières frappes américaines et israéliennes, et son fils, Mojtaba Khamenei, a pris le relais. Alors que le jeune Khamenei n'a pas fait d'apparitions publiques depuis l'attaque, le président iranien, Masoud Pezeshkian, a déclaré que la communication avec lui reste difficile. Malgré cela, Pezeshkian a exprimé sa confiance dans la capacité du leadership à poursuivre la lutte.
Il a également noté que l'accord avec Oman est en voie d'achèvement, bien que le succès de la route dépendra de facteurs externes hors du contrôle de l'Iran. Alors que la situation continue d'évoluer, la communauté internationale surveille de près, les prix du pétrole restant volatils en raison de la perturbation continue des lignes d'approvisionnement. Avec la route proposée qui doit être annoncée, les prochaines étapes impliqueront probablement une coordination supplémentaire entre l'Iran et Oman, ainsi que des réponses des États-Unis et de ses alliés. Le résultat de ces développements aura des implications de grande envergure pour les marchés mondiaux de l'énergie et la stabilité régionale.
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