Le président de la FIFA, Gianni Infantino, fait face à une pression croissante après que trois confédérations continentales, l'UEFA, l'AFC et la CONCACAF, aient publiquement critiqué son leadership et appelé à une plus grande unité dans le football mondial.
La crise s'est intensifiée mercredi dernier à la suite d'une réunion d'urgence à Rabat, au Maroc, où la FIFA a tenté de résoudre les conséquences de la proposition controversée. Dans une lettre envoyée à ses 211 associations membres, la FIFA a décrit la situation comme un échec de communication plutôt qu'une violation fondamentale de la confiance. Cependant, les trois confédérations continentales ont rejeté cette caractérisation, déclarant que l'incident exposait un manque de jugement et représentait une grave violation de l'intégrité institutionnelle. Dans leur lettre ouverte adressée à la "famille du football", les confédérations ont accusé Infantino d'agir dans son propre intérêt et de se placer au-dessus des intérêts collectifs du sport.
Les confédérations ont souligné que la force du football a toujours été dans l'unité et ont exhorté les dirigeants à servir le sport plutôt que de chercher la domination. Ils ont noté que la FIFA n'avait pas encore explicitement reconnu que la proposition initiale de privatisation était erronée et avait violé les principes fondamentaux de la collaboration et de la gouvernance.
Les dirigeants de l'UEFA, de l'AFC et de la CONCACAF, dont le président de l'UEFA, Aleksander Ceferin, ont souligné que la question ne portait pas uniquement sur le gain financier. Ils ont appelé à une distribution responsable des réserves existantes de la FIFA pour investir davantage dans le développement des fédérations nationales.
Les trois confédérations ont clairement indiqué qu'elles continueraient à faire pression pour des réformes qui donnent la priorité aux intérêts collectifs du football par rapport aux ambitions individuelles. La lettre ouverte souligne l'approfondissement des divisions au sein de la structure de la FIFA et met en évidence les défis auxquels Infantino est confronté pour maintenir l'unité au sein de la communauté mondiale du football.
Avec l'approche de la prochaine Coupe du Monde, le besoin de stabilité et de coopération devient encore plus critique.La réponse des trois confédérations continentales indique que la pression sur Infantino ne devrait pas s'atténuer de sitôt.
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