Gianni Infantino, président de la FIFA depuis 2016, fait l'objet d'un examen de plus en plus minutieux sur son leadership et a proposé des réformes dans la gouvernance du football mondial. La controverse s'est intensifiée à la suite de la décision de l'UEFA, l'organe directeur de l'Europe, de rejeter la proposition de la FIFA de transférer les droits de propriété des grands tournois, y compris la Coupe du Monde, à des investisseurs privés.
La controverse tourne autour d'une proposition d'Infantino de créer une société qui gérerait les droits commerciaux liés à la Coupe du Monde, la FIFA conservant une participation initiale de 80% tandis que les investisseurs privés détiendraient 20%.
Dans une déclaration détaillée publiée par l'UEFA, Čeferin a critiqué le secret entourant la proposition et le manque de consultation avec les parties prenantes qui ont longtemps été responsables de la gestion du sport. Il a décrit l'idée comme irresponsable et un échec de la direction de la FIFA, avertissant que permettre la propriété privée donnerait la priorité aux intérêts des investisseurs sur l'intégrité du jeu.
La proposition d'Infantino a rencontré une résistance immédiate de la part de l'UEFA, qui détient une influence significative dans le football mondial en raison de son contrôle sur les compétitions européennes et de la participation de ses membres aux processus de qualification pour la Coupe du Monde.
Raskin a fait référence à des enquêtes antérieures sur des responsables de la FIFA impliquant des allégations de corruption et de blanchiment d'argent, qui ont conduit à des condamnations en 2015. Il a accusé l'administration Trump d'avoir brusquement abandonné ces affaires, suggérant un éventuel accord de contrepartie.
Un autre point de discorde concerne le prix des billets. Raskin a cité des divergences dans le coût des billets de la Coupe du monde, notant que les prix initiaux pour la finale étaient indiqués à 1 550 $, mais ont ensuite augmenté à 33 000 $. Il a fait valoir que cela représentait un comportement anti-consommateur, bien que les agences fédérales sous Trump n'aient pas enquêté davantage. Les autorités locales de New York et du New Jersey ont lancé leurs propres enquêtes sur les pratiques de vente de billets.
La Maison-Blanche a rejeté les allégations de Raskin, soulignant le rôle de Trump dans la réussite de la Coupe du Monde, mais le problème reste non résolu. La situation met en évidence les divisions croissantes au sein de la gouvernance mondiale du football, l'UEFA contestant la direction de la FIFA et des personnalités politiques examinant son leadership.
★
Gardons l’information honnête.
ObjectiveNews est financé par ses lecteurs et sans publicité : nous vous montrons le biais au lieu de le cacher. Soutenez un journalisme indépendant pour 4 €/mois.
Devenir soutien