L'Indonésie a terminé sa quatrième année consécutive sans attaque terroriste, selon les déclarations faites par des hauts fonctionnaires lors d'une conférence de presse à Jakarta.
Le ministère de l'Intérieur, par l'intermédiaire de l'Agence nationale de lutte contre le terrorisme (BNPT) et du détachement spécial de la police 88 (Densus 88), a contribué à maintenir ce record. Au cours des quatre dernières années, les autorités ont réussi à déjouer 28 attaques terroristes planifiées, selon le chef de la BNPT, Eddy Hartono. Ces interventions étaient en grande partie dues à des mesures proactives comprenant une surveillance renforcée, un partage amélioré des renseignements et des campagnes de sensibilisation du public. Le succès de ces stratégies est attribué à la mise en œuvre de la loi no 5/2018, qui permet de poursuivre les personnes impliquées dans la planification ou la préparation d'activités terroristes avant qu'elles ne puissent agir.
Le gouvernement a également intensifié ses opérations de sécurité numérique, en se concentrant sur la surveillance et la suppression du contenu extrémiste en ligne. Des rapports récents indiquent que les autorités indonésiennes ont élargi leurs unités de patrouille cybernétique et amélioré les mécanismes de signalement pour identifier et répondre aux menaces émergentes posées par la radicalisation en ligne. Cela comprend le suivi de la propagation des idéologies extrémistes via les plateformes de médias sociaux et d'autres espaces numériques, qui sont de plus en plus utilisés par les groupes cherchant à recruter des membres. En plus des progrès technologiques, les communautés locales et les institutions religieuses ont joué un rôle clé dans la lutte contre les récits extrémistes.
Les programmes soutenus par le gouvernement encouragent le dialogue ouvert, favorisent la compréhension interreligieuse et fournissent des voies alternatives aux individus qui pourraient autrement être attirés dans des cercles extrémistes.
"Nous ne voulons plus voir de victimes du terrorisme", a-t-il déclaré, notant que le travail d'agences telles que l'Agence de protection des témoins et des victimes (LPSK) et les forces de l'ordre doit se poursuivre en tandem avec une participation sociétale plus large. Le gouvernement a également émis des avertissements sur l'évolution des méthodes de recrutement d'extrémistes, en particulier via Internet. Les responsables estiment que de nouvelles tactiques, y compris l'utilisation d'applications de messagerie cryptées et de propagande ciblée, pourraient poser des défis à l'avenir. En conséquence, des discussions sont en cours sur le renforcement des cadres juridiques et le renforcement de la coopération internationale pour lutter contre le terrorisme transnational.
En ce qui concerne l'avenir, l'accent sera mis sur le maintien de la dynamique actuelle tout en s'adaptant aux nouvelles formes d'extrémisme. Les autorités prévoient d'étendre davantage leurs capacités en matière de cybersécurité et d'approfondir les partenariats avec les organisations mondiales de lutte contre le terrorisme.
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