L'Italie a prolongé sa suspension temporaire des contrôles aux frontières de Schengen en raison des tensions diplomatiques en cours avec l'Espagne au sujet des politiques migratoires, selon des reportages de médias italiens. Le gouvernement attend un rapport de l'Agence pour l'immigration (AISE) avant de prendre une décision finale sur la levée du blocage, qui a été imposé plus tôt cette année. La décision intervient alors que l'Italie cherche à négocier un accord réciproque avec l'Espagne, garantissant que les deux pays maintiennent le contrôle de leurs frontières tout en gérant le flux de migrants par le biais de mécanismes de responsabilité partagée.
Le conflit entre Rome et Madrid s'est intensifié après que l'Espagne a accusé l'Italie de violer l'accord de Schengen en refusant d'accepter certains demandeurs d'asile en vertu du règlement de Dublin. L'Italie, à son tour, a fait valoir que la situation s'était aggravée en raison du non-respect par l'Espagne de ses obligations en vertu du nouveau pacte migratoire de l'Union européenne.
La Première ministre Giorgia Meloni a abordé la question indirectement lors d'une interview avec le New York Times, reconnaissant que ses attentes initiales d'une coopération plus étroite avec le président Donald Trump n'avaient pas été réalisées.
Elle a précisé que le système Schengen et le nouveau pacte migratoire de l'UE sont des cadres distincts et que ce dernier représente un progrès pour l'Italie dans le traitement plus efficace des demandes d'asile. Selon les données officielles, l'administration actuelle a rejeté environ 80 000 demandes de réinstallation de demandeurs d'asile d'autres États membres de l'UE depuis 2023.
Meloni a suggéré qu'un gouvernement de gauche aurait pu adopter une approche plus passive, acceptant toutes les demandes entrantes sans tenir compte des contraintes de capacité. Pendant ce temps, les discussions se poursuivent entre les responsables italiens et les homologues espagnols concernant un compromis potentiel. Bien qu'aucune des parties n'ait encore accepté une résolution formelle, il y a des indications que les deux gouvernements sont prêts à engager un dialogue plus approfondi.
Les autorités italiennes restent prudentes quant au rétablissement de l'accès complet à Schengen jusqu'à ce qu'elles puissent s'assurer que l'Espagne réciproquera en adhérant aux conditions convenues. Cela comprend des engagements de partager les responsabilités de manière plus équitable et de respecter le principe du pays tiers sûr, ce qui permet des processus de rapatriement plus rapides.
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