La sélection tant attendue d'un nouveau Awujale par Ijebuland s'est transformée en une crise de succession profondément enracinée, marquée par des divisions internes, des accusations d'ingérence politique et des défis juridiques.
Au cœur du conflit actuel se trouve la Chambre dirigeante de Fusengbuwa, dont le leadership a été ébranlé par le renvoi présumé de ses hauts fonctionnaires, le président Otunba Abdulateef Owoyemi, le vice-président Prof. Fassy Yusuf et le vice-président Prince Oladokun Ajidagba.
En vertu de la Déclaration d'Awujale et de la Loi sur les Obas et les Chefs de l'État d'Ogun, la responsabilité de choisir le prochain souverain incombe aux quatre maisons dirigeantes reconnues, Anikinaiya, Fusengbuwa, Fidipote et Gbelegbuwa, dans l'ordre de rotation. Après la mort d'Adetona, le tour est tombé sur la Maison dirigeante de Fusengbuwa, qui a été officiellement invitée par le gouvernement local d'Ijebu-Ode à commencer le processus de nomination d'ici décembre 2025.
En janvier 2026, près de 95 aspirants s'étaient présentés, dont 94 princes et une princesse, reflétant à la fois le prestige du poste et les défis logistiques de la gestion d'un si grand nombre de candidats. Des controverses ont rapidement suivi. Des rapports ont fait surface d'une réunion de fin de nuit impliquant le gouverneur de l'État d'Ogun, Dapo Abiodun, et des membres clés du conseil royal, connus sous le nom de royaumes. Selon des initiés, le gouverneur aurait exprimé son soutien à Hon. Ademorin Kuye, un éminent politicien, suggérant qu'il devrait être considéré pour le trône.
L'incident a néanmoins suscité un débat intense, certains membres du conseil royal résistant à ce qu'ils considéraient comme une pression politique excessive. Ils ont souligné que le trône doit rester exempt de manipulation politique et qu'ils préféreraient ne pas avoir d'Awujale du tout que d'accepter un candidat qui leur est imposé.
Leur entrée soudaine et énergique dans la course à la succession a introduit une nouvelle dynamique, remettant en question les structures de pouvoir existantes et intensifiant les rivalités. KWAM 1, historiquement influent dans l'élaboration des décisions royales, aurait préconisé un candidat différent, compliquant davantage les négociations et approfondissant les divisions au sein de la maison dirigeante.
La crise de la succession a également attiré l'attention d'experts juridiques et de groupes de la société civile, qui soutiennent que le retard prolongé risque de saper la légitimité de l'institution Awujale elle-même. Certains se sont demandé si les lois existantes régissant la succession sont suffisantes pour relever les défis modernes, en particulier lorsque les intérêts politiques et personnels se croisent. D'autres ont appelé à des réformes pour garantir que le processus de sélection reste impartial et reflète la volonté plus large du peuple Ijebu.
Alors que la situation continue d'évoluer, l'accent est mis sur la résolution des conflits internes au sein de la Maison dirigeante de Fusengbuwa et sur la détermination de la possibilité de poursuivre le processus de sélection sans perturbation supplémentaire.
★
Gardons l’information honnête.
ObjectiveNews est financé par ses lecteurs et sans publicité : nous vous montrons le biais au lieu de le cacher. Soutenez un journalisme indépendant pour 4 €/mois.
Devenir soutien