La Haute Cour de Delhi a récemment statué que le choix des vêtements d'une femme est une question personnelle et ne peut être utilisé pour justifier ou accuser les hommes de mauvaise conduite. Dans un jugement historique rendu lundi, la cour a rejeté un appel contre l'acquittement d'un homme accusé d'avoir harcelé sexuellement une jeune fille de 17 ans.
Le tribunal a souligné que le choix d'une femme de s'habiller, comme le port de jeans, ne constitue pas une justification pour un comportement illégal. Le juge Chandrasekharan Sudha a noté que de telles allégations reflétaient un état d'esprit régressif et nuisible.
L'appel a été déposé à la suite de l'acquittement de l'accusé en vertu de l'article 354A du Code pénal indien et de l'article 10 de la Loi de 2012 sur la protection des enfants contre les infractions sexuelles (loi POCSO).
Le tribunal a critiqué le contre-interrogatoire pour avoir visé à embarrasser, humilier et juger moralement la victime sur la base de son apparence. Il a déclaré qu'un tel interrogatoire aurait dû être interdit par le juge de première instance au début de la procédure. Le jugement a souligné que la responsabilité d'assurer une conduite respectueuse incombe aux individus, en particulier aux enfants, plutôt qu'aux femmes qui choisissent leurs vêtements. Le tribunal a exhorté les parents et la société à éduquer les enfants à respecter les limites personnelles et à traiter les autres avec dignité.
Il a réitéré que ce qu'une femme choisit de porter est une question de sa liberté personnelle et que personne, y compris les voisins, la société ou les représentants légaux, n'a le droit d'imposer des restrictions sur ses choix de vêtements. La cour a également souligné que l'accent mis par la défense sur l'attitude de la victime reflétait des attitudes sociétales plus larges qui perpétuent la discrimination fondée sur le sexe. Il a appelé à un changement de mentalité, soulignant que la racine du problème ne réside pas dans la réglementation des vêtements des femmes, mais dans la promotion d'une culture de responsabilité et de respect parmi tous les membres de la société.
Cette décision est un message clair que les procédures judiciaires ne doivent pas être influencées par des normes ou des stéréotypes obsolètes concernant l'habillement des femmes.
★
Gardons l’information honnête.
ObjectiveNews est financé par ses lecteurs et sans publicité : nous vous montrons le biais au lieu de le cacher. Soutenez un journalisme indépendant pour 4 €/mois.
Devenir soutien