Les rebelles houthis du Yémen ont revendiqué l'attaque d'une raffinerie de pétrole saoudienne sur la côte de la mer Rouge à l'aide de drones, selon des reportages des médias régionaux. L'attaque a eu lieu en réponse à une incursion militaire saoudienne dans le nord du Yémen, ont déclaré des responsables. L'incident a eu lieu un jour seulement après que l'Arabie saoudite a signé un accord de défense avec la Turquie et le Pakistan, en vertu duquel une attaque contre toute nation signataire serait considérée comme une attaque contre les trois. Le mouvement houthi, connu sous le nom d'Ansar Allah, a annoncé par l'intermédiaire de son représentant de la presse qu'il avait précisément frappé la raffinerie Aramco de Jizan, située dans le sud-ouest de l'Arabie saoudite, à l'aide d'un drone.
Selon le ministère saoudien de l'Énergie, un incendie a éclaté après l'attaque, mais a été rapidement éteint par les équipes de sécurité d'Aramco. Aucune victime n'a été signalée, selon l'agence de presse française AFP.
En réponse aux restrictions saoudiennes sur le trafic maritime dans les zones sous contrôle houthi, les rebelles ont mis en garde contre un blocus naval dans la mer Rouge en guise de mesure de représailles. L'accord de défense de l'Arabie saoudite avec la Turquie et le Pakistan est intervenu au milieu de préoccupations croissantes concernant la stabilité régionale.
Les représentants des Houthis ont émis des avertissements à la Turquie et au Pakistan, les mettant en garde contre les conséquences de la violation de la souveraineté du Yémen ou de la participation à des opérations militaires conjointes avec l'Arabie saoudite contre les territoires contrôlés par les Houthis.
En dépit de nombreux efforts diplomatiques visant à la désescalade, la violence persiste, en particulier le long des régions frontalières où les deux parties maintiennent une présence militaire active. En plus de la récente attaque de drones, les forces Houthis ont mené de multiples frappes sur les infrastructures saoudiennes, y compris les installations pétrolières et les ports.
Cependant, les récents développements suggèrent que le conflit pourrait continuer à s'aggraver à moins qu'une solution globale ne soit trouvée par les voies diplomatiques.
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