Les rebelles Houthis, soutenus par l'Iran, ont lancé une attaque de drones contre une raffinerie pétrolière saoudienne clé exploitée par la société d'État Aramco, selon des rapports publiés aujourd'hui. La frappe visait l'installation de Djasan, près de la frontière yéménite, les rebelles confirmant l'attaque par l'intermédiaire de leur porte-parole militaire, Jahja Sari, qui a publié l'information sur la plate-forme X. Le ministère saoudien de l'Énergie a déclaré qu'un incendie avait éclaté à la raffinerie mais avait été éteint plus tard. Il n'a pas précisé la cause de l'incendie et a confirmé qu'il n'y avait pas de victimes.
La raffinerie traite environ 400 000 barils de pétrole brut par jour et avait été temporairement fermée après une attaque des Houthis fin juillet. Cet incident s'est produit deux jours seulement après la signature par l'Arabie saoudite d'un nouveau pacte de défense avec la Turquie et le Pakistan. En vertu de l'accord, une attaque armée contre l'une des trois nations est considérée comme une attaque contre tous.
Au cours des derniers mois, les rebelles houthis ont intensifié leurs opérations, notamment en imposant un blocus naval à l'Arabie saoudite dans la mer Rouge. En plus de l'attaque contre la raffinerie saoudienne, les rebelles houthis ont annoncé qu'ils avaient lancé une opération militaire à grande échelle dans l'ouest du Yémen. Selon les rebelles, de nombreuses roquettes et drones ont été utilisés contre des concentrations militaires et des dépôts d'armes dans la région contrôlée par le gouvernement de Mocha.
Un membre du personnel du ministère de l'Information du Yémen a confirmé l'attaque et a déclaré à l'agence de presse dpa que des dommages avaient été causés aux installations portuaires. Le conflit en cours a entraîné une augmentation des tensions dans la région, les deux parties s'accusant mutuellement d'une escalade de la violence. La coalition dirigée par l'Arabie saoudite poursuit sa campagne contre les rebelles houthis, tandis que les rebelles accusent la coalition de cibler les infrastructures civiles.
La communauté internationale reste divisée sur la façon de gérer la situation. Alors que certains pays ont appelé à un engagement diplomatique renouvelé, d'autres ont exhorté à la poursuite de la pression militaire sur les rebelles Houthis. L'implication de puissances régionales telles que la Turquie et le Pakistan ajoute une autre couche de complexité au paysage géopolitique.
La communauté internationale surveillera probablement de près les développements, dans l'espoir que les voies diplomatiques puissent être rouvertes pour éviter de nouvelles effusions de sang.
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