À la suite d'une résurgence mortelle de la souche de Bundibugyo du virus Ebola, une petite ville en Ouganda, où le virus a été identifié pour la première fois il y a deux décennies, a réussi à contenir une nouvelle vague d'infections. L'épidémie, qui a commencé dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC) au début de mai 2026, s'est développée rapidement, infectant plus de 3 200 personnes et suscitant des inquiétudes parmi les responsables de la santé publique. Malgré ces défis, la ville de Bundibugyo, autrefois le site d'une importante épidémie d'Ebola en 2007, a réussi à empêcher sa propagation à l'intérieur de ses frontières. L'épidémie actuelle, déclarée le 15 mai, marque l'épidémie d'Ebola à la croissance la plus rapide attribuée au virus Bundibugyo.
Cette souche est connue pour causer de graves saignements internes et externes, avec un taux de mortalité estimé à environ 40%. Selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), il s'agit de la plus grande épidémie de virus Bundibugyo jamais enregistrée, affectant 48 zones sanitaires dans cinq provinces de l'est de la RDC: Ituri, Nord-Kivu, Sud-Kivu, Tshopo et Haut-Uele. La situation en Ituri, l'épicentre de l'épidémie, est particulièrement grave. 9 millions de personnes sont confrontées à une insécurité alimentaire de niveau de crise ou pire, la vulnérabilité de la région exacerbe les défis de contrôle de la maladie. 65 millions de personnes sont confrontées à une insécurité alimentaire aiguë, avec plus de 628 000 personnes dans des conditions d'urgence.
Ces chiffres mettent en évidence l'interaction complexe entre la malnutrition et la propagation des maladies infectieuses, en particulier dans les régions déjà aux prises avec la pauvreté et l'instabilité. Les Nations Unies ont mobilisé de multiples agences pour traiter à la fois les aspects médicaux et logistiques de la crise. Le Programme alimentaire mondial (PAM), en collaboration avec l'OMS et l'UNICEF, a lancé des efforts considérables visant à stabiliser la situation. Depuis le début de l'épidémie, le Service aérien humanitaire des Nations Unies (UNHAS) du PAM a effectué 495 vols, transportant 3 395 intervenants humanitaires et livrant 56 tonnes de marchandises essentielles dans des régions éloignées.
Ces efforts comprennent la livraison de repas chauds aux patients, aux contacts et aux travailleurs de première ligne dans 17 centres de traitement, la fourniture de rations de nourriture sèche à 23 000 personnes au Nord-Kivu, au Sud-Kivu et à Ituri, et la fourniture d'une assistance alimentaire générale à 36 000 personnes dans les zones touchées.
L'insécurité, les contraintes d'accès et la capacité opérationnelle limitée dans les zones nouvellement touchées compliquent la surveillance et la livraison des fournitures. Carl Skau, directeur exécutif par intérim du PAM, a souligné l'importance de l'assistance alimentaire dans la lutte contre la propagation d'Ebola, affirmant qu'elle aide à garder les familles à la maison, soutient les pratiques d'isolement sécuritaires et maintient le moral des travailleurs de la santé. 6 millions pour soutenir les opérations en RDC pendant les six prochains mois, en se concentrant sur la logistique d'urgence et l'assistance alimentaire en Ituri et dans d'autres zones touchées. Ce financement permettrait de poursuivre les efforts de lutte contre l'épidémie et d'atténuer son impact sur les populations vulnérables.
Au fur et à mesure que la situation évolue, la communauté internationale continue de suivre de près les développements, consciente que chaque jour présente de nouveaux défis et de nouvelles opportunités dans la lutte contre cette menace persistante.
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