La violence a éclaté à Homa Bay dimanche alors que des journalistes couvrant un rassemblement politique ont été attaqués, suscitant une inquiétude généralisée pour la sécurité du personnel des médias au Kenya. L'incident s'est produit pendant le rassemblement de Linda Mwananchi, un événement de campagne lié au parti Jubilee au pouvoir. Selon des rapports locaux, plusieurs journalistes ont été agressés et certains de leurs équipements auraient été volés.
Des témoins ont décrit des scènes de chaos, avec des individus prétendument affiliés au parti ayant eu recours à la force physique contre des membres de la presse. Certains journalistes ont été forcés de fuir la scène après avoir été frappés avec des objets et soumis à des abus verbaux.
S'adressant à la presse lundi, Matiang.i a affirmé que le président était au courant des plans de mobilisation de groupes armés avant le rassemblement. Il a fait valoir que la nature coordonnée des attaques indiquait une stratégie délibérée du gouvernement pour réprimer la dissidence par l'intimidation et la force.
L'organisation a exhorté les autorités à tenir les auteurs responsables et à assurer la protection des travailleurs des médias. Dans une déclaration publiée lundi, Amnesty a réitéré son engagement à défendre la liberté d'expression et le droit à l'information, qui, selon elle, étaient menacés en raison des récents incidents.
Les attaques contre les journalistes ont suscité l'indignation des groupes de la société civile et des observateurs internationaux, qui les considèrent comme une violation des principes démocratiques fondamentaux. Les médias locaux ont appelé à des mesures de sécurité renforcées pour protéger les journalistes couvrant des événements politiques sensibles.
Alors que la situation continue de se dérouler, l'opposition a annoncé son intention de convoquer une réunion la semaine prochaine pour discuter des stratégies de lutte contre l'escalade perçue de la violence politique. Matiang.i a souligné la nécessité d'une unité entre les forces de l'opposition pour faire face à la menace croissante posée par ce qu'il a décrit comme une culture d'intimidation et de répression. Ses remarques ont souligné l'état fragile de la démocratie au Kenya, de nombreuses personnes craignant que le cycle de la violence ne devienne incontrôlable à moins que des mesures décisives ne soient prises pour rétablir la paix et la stabilité.
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