La chaleur extrême et la sécheresse qui sévissent dans une grande partie de l'Europe ont suscité des inquiétudes quant à la fiabilité de la production d'électricité, affectant en particulier les centrales thermiques et nucléaires dépendant de l'eau de refroidissement. Cependant, les experts avertissent que, bien que des perturbations localisées se produisent, une panne d'électricité généralisée est peu probable en raison de la flexibilité du marché de l'énergie et du rôle croissant de l'énergie solaire. Selon les informations de n-tv et d'autres médias allemands, la situation a entraîné une réduction de la production dans plusieurs installations clés, notamment des réacteurs nucléaires en Hongrie et en Roumanie et des centrales au charbon en France.
En Hongrie, la centrale nucléaire de Paks, l'un des plus grands producteurs d'électricité du pays, fonctionne à une capacité considérablement réduite parce que son apport d'eau de refroidissement du Danube est peu fiable. De même, le réacteur Cernavodă 1 en Roumanie a été contraint de fermer temporairement pour la même raison.
L'incapacité de transporter suffisamment de charbon par les voies navigables intérieures a mis à rude épreuve les chaînes d'approvisionnement, en particulier dans les régions où le charbon reste une source d'énergie majeure. Cela a soulevé des questions sur la résilience de la production d'électricité traditionnelle à base de combustibles fossiles face aux extrêmes climatiques.
Les parcs solaires produisent actuellement de grandes quantités d'électricité pendant la journée, qui sont utilisées pour charger les installations hydroélectriques de stockage par pompage en Suisse, en Autriche et en Norvège. Ces systèmes de stockage peuvent ensuite libérer l'énergie stockée pendant les périodes de pointe de la demande, contribuant à équilibrer le réseau même lorsque la production solaire diminue le soir. Cependant, cette transition n'est pas sans complications. Le soir, lorsque la production solaire diminue, il y a des pénuries occasionnelles car les centrales au charbon ne sont pas exploitées en raison de prix bas. En conséquence, les générateurs à gaz doivent intervenir, souvent à des coûts plus élevés.
En Suisse, des chercheurs de l'Institut fédéral de recherche sur les forêts, la neige et le paysage ont noté que le changement des conditions météorologiques modifie la dynamique entre l'hydroélectricité du cours d'eau et les installations de stockage par pompage.
Gandhi a souligné que les conditions actuelles soulignent l'importance croissante des systèmes de stockage solaire et par batterie pour maintenir la stabilité du réseau pendant les vagues de chaleur. Les deux technologies nécessitent peu ou pas d'eau de refroidissement et fonctionnent bien à des températures élevées. Il a également souligné que la future énergie nucléaire à base de fusion pourrait offrir des avantages supplémentaires, car elle générerait plus de chaleur résiduelle par kilowattheure, ce qui pourrait faciliter la gestion dans les climats chauds.
Pour l'instant, les perspectives suggèrent que, bien que la situation soit difficile, la diversification du mix énergétique européen constitue un tampon contre les pannes généralisées.
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