Les données satellites ont révélé que les forêts tropicales de différents continents réagissent de manière unique aux conditions climatiques, selon une nouvelle étude publiée dans Nature. Les chercheurs ont analysé 16 millions de mesures de biomasse satellites de forêts en Amazonie, dans le bassin du Congo et en Asie du Sud-Est à l'aide de la mission GEDI de la NASA. Leurs résultats indiquent que des facteurs tels que la température, l'aridité et les nutriments du sol influencent la biomasse forestière différemment selon l'emplacement.
L'étude, dirigée par Matheus Nunes de l'Université du Maryland et la mission GEDI de la NASA, a utilisé une technologie de lidar avancée pour évaluer la structure tridimensionnelle des forêts. En combinant ces données avec le climat, le sol et les informations topographiques, les chercheurs ont découvert que les variations climatiques affectent les niveaux de biomasse de différentes manières dans les trois régions. Par exemple, les forêts du bassin du Congo en Afrique semblent très sensibles aux changements de température, tandis que les forêts d'Asie du Sud-Est montrent des réponses plus fortes aux limitations d'eau. En revanche, les forêts amazoniennes présentent une sensibilité modérée à la température et un pic de biomasse à des niveaux intermédiaires d'aridité.
Les forêts tropicales ne sont pas uniformes dans leur structure ou leur capacité de stockage du carbone. Certaines régions sont caractérisées par des arbres denses de bois dur capables de stocker des quantités substantielles de carbone, tandis que d'autres sont dominées par des espèces plus légères et à croissance rapide qui stockent moins. Les caractéristiques physiques de la forêt, telles que la hauteur des arbres, la densité de la canopée et la biodiversité globale, sont influencées par les conditions locales, y compris la qualité du sol, le terrain et la disponibilité d'humidité. Ces variations contribuent aux différences observées dans la façon dont les forêts répondent aux facteurs de stress climatique.
Les chercheurs ont également noté que les effets du climat sur la biomasse forestière ne sont pas uniformes dans toutes les régions. Alors que les températures plus élevées sont généralement corrélées à une biomasse réduite, le degré de cet effet varie considérablement.
Dans le bassin du Congo, même de petites augmentations de température semblent déclencher des baisses notables de la masse forestière. Pendant ce temps, en Asie du Sud-Est, le principal facteur limitant semble être la disponibilité d'eau, la biomasse diminuant fortement dans des environnements plus secs. Les forêts amazoniennes, cependant, montrent un schéma plus complexe, la biomasse atteignant un pic à des niveaux d'aridité modérés avant de reculer dans des conditions de sécheresse extrêmes. L'étude s'appuie sur des ensembles de données étendus, y compris les mesures par satellite GEDI de la NASA, les enregistrements climatiques de WorldClim et les données sur le sol et l'altitude de plusieurs dépôts internationaux.
Ces ressources ont permis aux chercheurs de mener une analyse complète de la façon dont les variables environnementales interagissent avec la structure de la forêt. Les résultats soulignent la nécessité d'intégrer diverses sources de données pour améliorer les modèles prédictifs du comportement futur de la forêt dans des scénarios climatiques changeants.
Comme le montre l'étude, il est essentiel de comprendre les réactions uniques de chaque écosystème pour préserver les puits de carbone critiques du monde.
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