L'incident a eu lieu le 8 août 2026, à la suite d'une série de manifestations hebdomadaires qui ont attiré l'attention sur le fossé croissant entre les communautés religieuses et laïques de la ville.
Le café Basimta, situé dans un quartier historique de Jérusalem, est devenu un point chaud pour le débat sur la permissibilité de faire des affaires le jour du Shabbat. Au cours des six dernières semaines, le café a fait face à des protestations régulières de la part de groupes haredi, qui soutiennent que de telles opérations violent les normes religieuses traditionnelles. En revanche, les partisans de l'entreprise, y compris les résidents locaux et les personnalités politiques, ont organisé des contre-manifestations pour défendre le droit du café à fonctionner.
Samedi, les forces de l'ordre ont déployé un plus grand contingent de policiers qu'auparavant, établissant des barrières pour empêcher le type d'accès incontrôlé qui s'est produit lors de la manifestation de la semaine dernière. Au cours de cet événement, les manifestants haredis ont tenté de pénétrer dans les locaux, ce qui a conduit à une impasse tendue. Cette fois, cependant, la police a réussi à contenir la situation sans aucun rapport de blessés ou d'arrestations. Malgré la sécurité renforcée, l'atmosphère est restée volatile, les manifestants haredis criant des slogans et jetant des objets tels que des œufs vers le café, tandis que les militants laïques scandaient en soutien de l'entreprise.
Yair Golan, président du Parti démocrate, ainsi que d'autres responsables du parti et le membre de la Knesset Meirav Cohen, se sont tenus aux côtés des partisans du café, soulignant leur engagement envers les libertés individuelles et le droit d'exploiter des entreprises sans restrictions injustifiées. Cohen a souligné l'histoire personnelle du propriétaire du café, Yoel Ben David, qui a fait face à la pression des autorités religieuses pour cesser ses activités.
Ben David lui-même a exprimé l'espoir d'une plus grande compréhension entre les communautés religieuses et laïques. Dans des interviews, il a souligné son respect pour la population haredi et son désir de coexistence pacifique. Il a reconnu le coût émotionnel d'être au centre de la controverse publique, mais a souligné que le soutien écrasant qu'il a reçu lui donne de la force. Selon les rapports, certains membres de la communauté religieuse l'ont contacté personnellement, lui offrant des expressions de solidarité et des excuses au nom de la communauté haredi.
Le conflit a pris une complexité supplémentaire en raison de l'association du café avec les Juifs pour Jésus, une organisation missionnaire chrétienne qui promeut la conversion des Juifs au christianisme.
Alors que les tensions persistent, la situation reflète des divisions sociétales plus larges en Israël, en particulier en ce qui concerne les questions d'influence religieuse et les libertés civiles.
★
Gardons l’information honnête.
ObjectiveNews est financé par ses lecteurs et sans publicité : nous vous montrons le biais au lieu de le cacher. Soutenez un journalisme indépendant pour 4 €/mois.
Devenir soutien