L'ambassadrice de Guyana, Carolyn Rodrigues Birkett, a pris la tête d'un sondage informel pour déterminer le prochain secrétaire général des Nations Unies, selon des sources proches du processus. Le Conseil de sécurité des Nations Unies (CSNU) a tenu son deuxième sondage de paille non contraignant cette semaine, avec Birkett recevant huit votes "encourageants", trois votes "décourageants" et quatre membres n'exprimant aucune opinion.
Il n'y a aucune restriction officielle sur le nombre de fois qu'un secrétaire général peut servir, bien qu'aucune personne n'ait jamais occupé le poste pendant plus de deux mandats. Le processus de sélection implique plusieurs tours de scrutin informel conçus pour identifier les candidats potentiels qui ont un large soutien au sein du conseil de 15 membres. Rodrigues Birkett, actuellement représentant de la Guyane à l'ONU, a été suivi de près par Rebeca Grynspan du Costa Rica et Rafael Grossi de l'Argentine, qui ont tous deux reçu sept votes d'encouragement.
Parmi les autres candidats figurent l'ancien président du Sénégal Macky Sall, l'ancienne présidente de l'Assemblée générale des Nations Unies Maria Fernanda Espinosa d'Équateur, l'ancienne présidente chilienne Michelle Bachelet, la diplomate ougandaise Olara Otunnu et la diplomate équatorienne Ivonne A-Baki. Les sondages informels visent à créer un consensus parmi les membres du conseil avant qu'une recommandation formelle ne soit faite à l'Assemblée générale des Nations Unies (AGNU).
Les cinq membres permanents, les États-Unis, la Chine, la France, la Russie et le Royaume-Uni, peuvent bloquer un candidat par le biais d'un veto. Dans les cycles suivants des sondages, les membres permanents utilisent des bulletins de vote de couleur différente pour indiquer s'ils ont voté "décourager". Cela aide à signaler les zones de préoccupation ou de résistance au début du processus, permettant des ajustements avant d'arriver à une décision finale.
Le processus de sélection reflète la dynamique complexe de la diplomatie multilatérale, où les intérêts géopolitiques influencent souvent les décisions. Alors que les sondages informels fournissent un aperçu des préférences des membres du Conseil, le résultat final dépendra fortement des négociations et des alignements entre les membres permanents.
Alors que la course se poursuit, l'accent est mis sur la création d'alliances et l'obtention du soutien des principales parties prenantes. Le candidat éventuel devra répondre aux préoccupations concernant le rôle de l'ONU dans les affaires mondiales tout en naviguant dans le réseau complexe des relations internationales. Le chemin pour devenir secrétaire général reste incertain, l'équilibre des pouvoirs entre les membres du conseil jouant un rôle crucial dans la détermination du prochain dirigeant des Nations Unies.
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