Le dépouillement des voix en cours au référendum de Guinée-Bissau qui pourrait élargir les pouvoirs présidentiels
Le décompte des bulletins de vote a commencé en Guinée-Bissau, pays sous régime militaire, à la suite d'un référendum qui pourrait élargir les pouvoirs présidentiels. Le référendum, tenu dimanche, a demandé aux électeurs s'ils soutenaient l'adoption d'une nouvelle constitution qui passerait le pays d'un système parlementaire à un système présidentiel. Ce changement vise à stabiliser les institutions avant les élections générales prévues en décembre, destinées à restaurer la gouvernance civile. Malgré les mesures de sécurité en place, la participation électorale aurait dépassé 55%, selon la Commission électorale nationale. Le référendum intervient un peu moins de 10 mois après un coup d'État qui a porté l'armée au pouvoir. Alors que certains citoyens ont exprimé l'espoir d'un changement positif, l'opposition a critiqué le processus, appelant au boycott en raison de préoccupations concernant les libertés restreintes. La junte au pouvoir, dirigée par le général Horta N'Tam, a encouragé la participation des jeunes et a souligné la nécessité d'une transition stable vers un régime démocratique.
Les électeurs de Guinée-Bissau se sont rendus aux urnes dimanche dans le cadre d'un référendum visant à élargir les pouvoirs présidentiels, marquant un moment charnière dans la transition politique en cours de la nation ouest-africaine. Le scrutin, qui demande aux citoyens s'ils soutiennent l'adoption d'une nouvelle constitution, fait partie des efforts déployés par le gouvernement dirigé par l'armée pour consolider l'autorité avant les élections générales prévues en décembre. Cette décision intervient moins de 10 mois après que l'armée a pris le contrôle dans un coup d'État qui a renversé l'administration précédente et suspendu les processus démocratiques. Les bureaux de vote ont ouvert à 0700 GMT, bien que le taux de participation des électeurs ait commencé lentement dans certaines régions en raison d'une forte tempête matinale.
Les mesures de sécurité ont été renforcées dans toute la capitale, avec des membres de la garde nationale et de la police déployés dans des endroits clés pour assurer l'ordre. Le vote se termine à 17h00 GMT, avec des résultats préliminaires qui devraient être publiés mardi. Le référendum représente une étape cruciale vers la restauration de la gouvernance civile, bien que les tensions restent élevées au milieu des inquiétudes concernant les libertés civiles restreintes et la répression politique.
Ce changement vise à rationaliser la gouvernance et à réduire l'influence de la politique de coalition, qui a historiquement contribué à l'instabilité. Dans le cadre du nouveau cadre, le président exercerait un plus grand contrôle sur le gouvernement, réduisant potentiellement le besoin d'arrangements complexes de partage du pouvoir qui ont frappé le pays. Les partisans de la réforme soutiennent que la nouvelle constitution apportera la stabilité nécessaire à une nation qui a subi de fréquents bouleversements.
De même, Braima Seidy, vétéran de 76 ans de la lutte pour l'indépendance du pays, a exprimé sa confiance dans le fait que le nouveau système pourrait aider à rétablir la paix et l'ordre. Cependant, l'opposition a vivement critiqué le référendum, exhortant les électeurs à boycotter le processus. Ils accusent le régime militaire de saper les principes démocratiques et de restreindre la liberté d'expression.
La Guinée-Bissau, l'une des nations les plus pauvres d'Afrique, a une longue histoire d'instabilité politique, ayant connu cinq coups d'État et de nombreuses tentatives de prise de pouvoir depuis 1974.
La situation actuelle de la Guinée-Bissau reflète les tendances observées dans d'autres États africains, tels que le Zimbabwe et le Tchad, où des amendements constitutionnels ont été utilisés pour étendre le pouvoir exécutif et modifier les règles électorales.
Les prochaines semaines seront cruciales pour déterminer comment le gouvernement dirigé par l'armée va relever les défis de la transition vers un gouvernement civil.
★
Gardons l’information honnête.
ObjectiveNews est financé par ses lecteurs et sans publicité : nous vous montrons le biais au lieu de le cacher. Soutenez un journalisme indépendant pour 4 €/mois.
Devenir soutien