Selon une coalition environnementale connue sous le nom de Environmental Task Force Against Illegal E-Waste Imports to the Philippines (END E-WASTE IMPORTS), ces expéditions pourraient exploiter une lacune juridique concernant les matériaux recyclables, violant ainsi les engagements des Philippines en vertu de la Convention de Bâle.
La coalition comprend plusieurs organisations, dont BAN Toxics, Basel Action Network, Global Alliance for Incinerator Alternatives Asia Pacific, et d'autres axées sur la protection de l'environnement. Leurs préoccupations proviennent de rapports indiquant qu'au moins 234 conteneurs de déchets électroniques présumés et un conteneur de déchets plastiques en provenance des États-Unis sont arrivés au port de Subic depuis mars.
Selon END E-WASTE IMPORTS, même si les politiques de la nation exportatrice peuvent ne pas catégoriser les déchets électroniques ou les déchets électroniques comme dangereux, le mouvement transfrontalier relève toujours de la Convention de Bâle une fois que le pays importateur désigne un tel matériau comme dangereux.
Cette situation met en évidence un point critique soulevé par la coalition: bien que la Convention de Bâle autorise des transferts transfrontaliers spécifiques de déchets, l'article 4 interdit explicitement aux parties d'importer des déchets dangereux provenant de non-parties à moins qu'ils ne soient couverts par un accord bilatéral.
En réponse à ces allégations, Amethya dela Llana, un fonctionnaire de l'autorité métropolitaine de Subic Bay, a réfuté les allégations selon lesquelles le port libre sert de dépotoir pour les déchets toxiques. Elle a déclaré que les matériaux importés sont considérés comme des matières premières pour le recyclage et la transformation plutôt que pour les fins d'élimination.
La controverse entourant ces expéditions a poussé à des mesures législatives. Le représentant des enseignants de l'ACT, Antonio Tinio, et le représentant de Kabataan, Renee Co, ont présenté la résolution de la Chambre n ° 1164 visant à enquêter sur l'importation illégale présumée de déchets électroniques dangereux en provenance des États-Unis via la zone franche de Subic Bay.
Alors que les discussions se poursuivent sur la légalité et l'impact environnemental de ces envois, les parties prenantes suivent de près l'évolution de la situation. L'issue de cette enquête influencera probablement les futures mesures réglementaires et les efforts de coopération internationale liés à la gestion responsable des déchets électroniques.
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