La Grèce a récemment mis en place un programme pilote dans le cadre duquel les pêcheurs de certaines régions du pays sont récompensés par une prime pour la capture de ce que l'on appelle le poisson à tête de lapin toxique (Lagocephalus sceleratus). Cette mesure s'adresse en particulier aux professionnels de la pêche autour de la Crète et dans le sud de la mer Égée.
Le poisson, qui mesure généralement environ 40 centimètres de long et peut peser jusqu'à neuf kilogrammes, est originaire de l'océan Indien et de l'océan Pacifique. Il est entré dans la Méditerranée par le canal de Suez, où il a été détecté pour la première fois en 2003. Bien qu'il n'y ait que peu d'études ciblées sur l'effet des têtes de lapin sur la biodiversité, des modèles scientifiques indiquent qu'il a des effets négatifs.
Selon le HCMR, un seul cas a été signalé jusqu'à présent, dans lequel un nageur a été mordu en 2022. De plus, il y a eu un autre cas, dans lequel cinq marins étrangers ont pu pêcher et consommer le poisson, ce qui a entraîné des signes d'empoisonnement, mais pas la mort. Le poisson contient la tétrodotoxine nerveuse (TTX), qui bloque la transmission des impulsions dans les nerfs. Cependant, il est souligné que les risques pour les humains sont extrêmement faibles et conduisent beaucoup plus souvent aux blessures causées par les animaux domestiques.
Le prix n'est pas payé pour les invités de bain, mais principalement pour les pêcheurs, car les têtes de lapin détruisent leurs filets et peuvent les manger.
Le ministre grec du Développement rural et de l'Alimentation, Margaritis Schinas, souligne toutefois que l'élimination des poissons n'est pas possible. Au lieu de cela, le programme devrait servir à limiter la population, en particulier pendant la période de ponte, et à soutenir simultanément les pêcheurs, dont le travail est entravé par la capture des têtes de lapin.
Schinas a prévenu davor, dass der Hasenkopf-Kugelfisch "leider gekommen, um zu bleiben", ce qui signifie que le défi restera à long terme.
L'initiative montre à quel point il est difficile de lutter efficacement contre les espèces envahissantes. Alors que la prime pour le pêcheur constitue une solution à court terme, la question demeure de savoir si elle est suffisamment à long terme pour empêcher la prolifération des têtes de lapin. Les scientifiques mettent en garde contre le fait que, sans mesures supplémentaires, les effets sur l'équilibre écologique pourraient augmenter.
Le gouvernement examinera probablement si le programme pilote doit être étendu à d'autres régions ou si d'autres mesures sont nécessaires pour maîtriser la situation.
2 articles
Frankfurter Allgemeine (FAZ)Indépendant🔒Centreil y a 5 j La Grèce: la chasse au poisson-globe à tête de lièvreL'article traite d'un programme pilote en Grèce offrant des incitations financières aux pêcheurs pour la capture du poisson toxique "Hasenkopf-Kugelfisch" (Lagocephalus sceleratus), communément appelé "poisson à tête de lapin toxique".L'initiative cible les pêcheurs professionnels autour de la Crète et dans le sud de la mer Égée, payant 5,33 € par kilo capturé.Les associations de pêcheurs soutiennent le programme, citant l'impact des poissons sur leurs moyens de subsistance et les écosystèmes locaux.L'espèce, originaire de l'océan Indien et du Pacifique, est entrée en Méditerranée via le canal de Suez et a été enregistrée pour la première fois en 2003.Des modèles scientifiques suggèrent qu'elle affecte négativement la biodiversité en raison de son adaptabilité et du manque de prédateurs naturels.
Lecture du biais (Centre): L'article présente des informations équilibrées en incluant les points de vue des associations de pêcheurs et des institutions scientifiques telles que le HCMR. Il fait état des initiatives gouvernementales sans favoriser ouvertement l'une ou l'autre des parties, bien qu'il mette en évidence les préoccupations économiques et écologiques soulevées par les parties prenantes.
Der SpiegelIndépendantCentreil y a 5 j Grèce: le gouvernement suspend une récompense pour le poisson-globe poisonnéLa Grèce a mis en place un programme pilote dans le cadre duquel les pêcheurs reçoivent, dans certaines régions, une prime de 5,33 euros par kilogramme pour la capture de la tête de lièvre invasive. Cette espèce, originaire de l'océan Indien et du Pacifique et ayant pénétré dans la Méditerranée par le canal de Suez, a détruit les filets de pêche, déplacé les espèces indigènes et peut être toxique. Les scientifiques mettent en garde contre des effets négatifs sur l'écosystème, bien qu'il n'y ait que peu d'études à ce sujet jusqu'à présent. En Turquie, où le poisson est un problème depuis longtemps, ce modèle est considéré comme un succès, puisque 290.000 individus y ont été capturés, ce qui aurait permis d'éviter, selon les estimations, la mort d'environ 22 millions d'individus.
Lecture du biais (Centre): L'article traite de l'action politique du gouvernement grec, tout en restant neutre et factuel. Il évoque à la fois la problématique de la pêche à la tête de lapin et les effets positifs des programmes de récompenses, sans pour autant faire preuve d'une attitude clairement partisane.
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