Le syndicat, représenté par le président de la branche Mustapha Muhammad et le secrétaire Aliyu Shelleng, a donné au gouvernement de l'État et à la direction de l'université jusqu'en octobre 2026 pour mettre en œuvre les accords conclus avec le syndicat.
La décision intervient après que le syndicat a examiné une lettre du gouvernement de l'État de Gombe concernant le début de la mise en œuvre d'une nouvelle échelle salariale pour le personnel académique, ainsi qu'un protocole d'accord (MoU) décrivant le paiement des arriérés dus aux membres du syndicat.
"Le Congrès, après de longues délibérations, a décidé de suspendre le début prévu de l'action industrielle afin de donner au gouvernement et à la direction de l'université le bénéfice du doute sur la mise en œuvre des promesses d'ici la fin du mois d'octobre 2026", indique le communiqué.
Cette mise en garde souligne la détermination du syndicat à veiller à ce que les termes des accords soient respectés. Le protocole d'accord entre le syndicat et la direction de l'université décrit des mesures spécifiques pour répondre aux griefs financiers, y compris le paiement en temps opportun des salaires et des avantages en retard. La nouvelle échelle salariale, que le gouvernement de l'État s'est engagé à mettre en œuvre, devrait répondre aux problèmes de longue date liés à la rémunération et aux conditions de travail du personnel universitaire. Le syndicat avait précédemment menacé de lancer une grève à cause de ces préoccupations, invoquant des retards de paiement et l'insatisfaction des niveaux de rémunération actuels.
La suspension de la grève fait suite à des mois de négociations tendues entre le syndicat et les responsables de l'université. Les discussions précédentes avaient porté sur la résolution des différends sur les salaires impayés, la sécurité de l'emploi et les politiques administratives affectant le personnel universitaire. Le syndicat avait fait valoir que le manque de progrès dans ces domaines justifiait la menace d'une action industrielle, tandis que l'administration de l'université avait maintenu que des efforts étaient en cours pour résoudre les questions en suspens. La lettre du gouvernement de l'État de Gombe, référencée dans la résolution du syndicat, semble indiquer une volonté d'aller de l'avant avec la mise en œuvre de la nouvelle structure salariale.
Cependant, le calendrier exact et les mécanismes d'application restent incertains. La décision du syndicat d'accorder une fenêtre de deux ans pour la mise en œuvre suggère une approche prudente, équilibrant la nécessité d'un soulagement immédiat avec la reconnaissance d'obstacles bureaucratiques potentiels. Au fur et à mesure que la situation se déroulera, l'accent sera mis sur la capacité du gouvernement et de l'université à respecter les engagements énoncés dans les accords.
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