Le gouvernement bolivien, sous la présidence de Rodrigo Paz, a officiellement éliminé deux ministères, la planification et le tourisme durable, par un décret présidentiel publié le vendredi 15 août 2026. La réforme réduit le nombre total de ministères de 14 à 12, marquant une restructuration majeure du pouvoir exécutif. Le décret, numéroté 5675, se compose de 134 articles, sept dispositions supplémentaires et neuf mesures transitoires. Il décrit de nouvelles responsabilités pour le président, le vice-président, les ministres et les sous-ministres, tout en établissant des règles générales régissant l'organisation, la coordination, la direction, la délégation et la responsabilité dans le cadre du ministère.
Parmi les principaux changements, le ministère de la Planification et du Développement, ainsi que le ministère du Tourisme durable, de la Culture, du Folklore et de la Gastronomie, ont été supprimés.
Par exemple, le ministère du Développement productif, des zones rurales et de l'eau est renommé ministère de la Production durable, de l'Environnement et de l'Eau.
D'autres entités auparavant sous contrôle décentralisé, telles que l'Orchestre symphonique national, le Centre de recherche archéologique, anthropologique et de gestion urbaine de la ville pré-hispanique de Tiwanaku et l'Agence bolivienne de développement du cinéma et de l'audiovisuel (Adecine), sont passées sous la supervision du ministère des Relations extérieures.
Le président Paz a introduit le concept de "délégués présidentiels", des personnes nommées pour coordonner, articuler, surveiller et évaluer les politiques, stratégies, programmes, projets ou initiatives nationaux nécessitant une représentation ou une gestion spécialisée. Selon le décret, ces délégués ne doivent pas remplacer ou dupliquer les rôles des ministres, et leur nomination, leur portée, leur durée, leurs mécanismes de coordination et leurs procédures de rapport seront définis par des décrets ultérieurs. Le décret met l'accent sur les principes qui guident la gestion des fonctionnaires, y compris la modernisation, la rationalisation et la transformation numérique de la branche exécutive.
Il établit les bases pour améliorer l'efficacité et la transparence des opérations de l'État. Le document établit également des lignes directrices générales pour la structure organisationnelle et la répartition des responsabilités entre les organes gouvernementaux. Cette restructuration reflète des efforts plus larges visant à centraliser l'autorité et à renforcer la cohérence administrative. En intégrant certaines fonctions dans de plus grands ministères et en introduisant de nouvelles structures de gouvernance, l'administration vise à améliorer l'exécution des politiques et l'allocation des ressources.
Au fur et à mesure que la mise en œuvre avance, d'autres ajustements et clarifications sont susceptibles d'apparaître.
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