Des chercheurs de l'Université de technologie de Delft ont mis au point un drone capable de s'arrêter au milieu de l'air en s'accrochant aux branches des arbres, marquant ainsi une nouvelle avancée dans la technologie de surveillance aérienne.
Cette caractéristique prolonge considérablement la durée de vie de la batterie, permettant des durées d'exploitation plus longues dans des environnements éloignés. Le système fonctionne à travers des capteurs tactiles plutôt que des caméras, éliminant ainsi le besoin de technologies de reconnaissance visuelle qui se débattent souvent dans le feuillage dense. La conception du drone intègre un quadricoptère à quatre moteurs équipé d'une pince à trois doigts, chaque doigt comportant trois joints. La pince imite les proportions de la main humaine et est alimentée par des ressorts de torsion, lui permettant de fonctionner sans entrée d'énergie supplémentaire lorsqu'elle est fermée.
Chaque doigt comprend des tendons artificiels qui permettent une ouverture contrôlée, tandis que des coussinets en silicone doux sur les doigts fournissent l'adhérence et l'adaptabilité nécessaires à différentes textures de surface. Trois capteurs tactiles, des électrodes en cuivre, sont intégrés à chaque doigt pour détecter le contact, offrant une rétroaction binaire sur le fait qu'un objet a été touché. En connaissant la position de chaque capteur, le drone peut déterminer précisément où le contact se produit, facilitant une saisie précise. Le drone s'approche d'une branche en utilisant un chemin de vol en forme de huitième depuis le bas, effectuant des touches d'essai pour cartographier la forme et l'orientation de la branche.
Ces entrées tactiles incrémentales permettent à la pince d'ajuster et de fixer le drone avec une grande précision. Une fois fixé, les moteurs sont éteints, laissant le drone dans un état de faible énergie pendant de longues périodes d'observation. Les tests sur le terrain ont démontré la fiabilité de cette approche, ce qui élimine le besoin de traitement d'image ou de systèmes de capture de mouvement limités spatialement. Les chercheurs soulignent que les systèmes d'atterrissage traditionnels basés sur la visualisation sont souvent inefficaces dans des environnements encombrés en raison de vues obstruées causées par les feuilles et les petites branches. En s'appuyant uniquement sur le feedback tactile, le drone parvient à un perchoir stable, même dans des conditions difficiles.
Ce développement représente un changement vers une technologie de drones plus efficace et adaptable pour la surveillance environnementale. Les applications futures pourraient inclure le suivi à long terme de la faune, la recherche sur le changement climatique et les scénarios de réponse aux catastrophes où l'observation aérienne prolongée est cruciale. L'équipe continue d'affiner le système, dans le but d'améliorer sa polyvalence et son intégration dans les cadres de surveillance existants. À mesure que la technologie mûrit, elle promet de redéfinir la façon dont les drones interagissent avec les paysages naturels, en donnant la priorité à la durabilité et à l'efficacité opérationnelle.
★
Gardons l’information honnête.
ObjectiveNews est financé par ses lecteurs et sans publicité : nous vous montrons le biais au lieu de le cacher. Soutenez un journalisme indépendant pour 4 €/mois.
Devenir soutien