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Le n° 10 laisse la possibilité d'imposer des tarifs chinois sur les véhicules électriques si le Royaume-Uni adhère au système de l'UE
United Kingdom🏛️ PolitiqueCentreil y a 3 j

Le n° 10 laisse la possibilité d'imposer des tarifs chinois sur les véhicules électriques si le Royaume-Uni adhère au système de l'UE

Le gouvernement britannique a indiqué qu'il pourrait envisager d'imposer des droits de douane sur les véhicules électriques chinois (VE) s'il rejoint l'initiative "Made in Europe" de l'UE, qui vise à protéger les fabricants européens contre les importations chinoises subventionnées. Cela intervient après que la France ait retiré son opposition à l'inclusion du Royaume-Uni dans le programme. Toutefois, le Royaume-Uni est préoccupé par les inconvénients potentiels d'une exclusion du régime, car il risque de perdre l'accès aux chaînes d'approvisionnement de l'UE et des milliards de dollars dans le commerce automobile. La Chine a mis en garde contre de telles mesures, les qualifiant de "discriminatoires" et contraires aux règles de l'Organisation mondiale du commerce (OMC). Le gouvernement britannique reste prudent, indiquant qu'il est toujours en train de revoir les termes de tout accord et souligne son indépendance en matière de politique commerciale. Dans le même temps, l'UE s'emploie à finaliser la loi sur l'accélérateur industriel, avec des discussions en cours sur l'inclusion de pays non membres de l'UE comme le Royaume-Uni et la Norvège.

La France a abandonné son opposition à l'inclusion du Royaume-Uni dans la législation "Made in Europe" de l'UE, à condition que le Royaume-Uni s'aligne sur la position du bloc sur les tarifs visant les véhicules électriques chinois. Cette évolution marque un tournant dans les négociations en cours sur la loi sur l'accélérateur industriel, un cadre législatif visant à protéger l'industrie manufacturière européenne des importations chinoises à faible coût. Selon un document commun franco-allemand obtenu par The Guardian, les deux pays proposent maintenant que le Royaume-Uni, aux côtés de la Norvège, puisse être inclus dans l'initiative sous certaines conditions liées à des mesures de défense commerciale.

L'inclusion proposée s'applique en particulier au secteur de l'automobile, le document indiquant que "Made in Europe" engloberait l'UE27 plus un mécanisme d'acceptation pour les partenaires européens qui étaient membres du marché unique de l'UE au 1er janvier 2020. Cela fait explicitement référence au Royaume-Uni, qui est resté dans le marché unique jusqu'au Brexit. L'option d'adhésion exigerait l'alignement sur les mesures de défense commerciale de l'UE, y compris les tarifs sur les véhicules électriques chinois introduits par l'UE en 2024 et les éventuelles barrières commerciales futures, telles que les quotas sur les exportations chinoises de voitures hybrides. Les conditions s'étendent également à l'alignement dynamique sur les politiques de l'UE concernant les investissements dans les pays tiers et les mécanismes de défense commerciale.

Liam Byrne, président de la commission britannique des affaires, de l'innovation, de la science et du commerce, a décrit l'alignement avec l'UE sur ces questions comme une étape nécessaire pour préserver l'industrie manufacturière britannique. Il a souligné que les avantages économiques potentiels l'emportent sur les coûts politiques. Le PDG de Mercedes-Benz, Ola Källenius, a exhorté les dirigeants de l'UE à permettre au Royaume-Uni de participer à la législation Made in Europe, avertissant que l'exclusion du Royaume-Uni serait un "choix délibéré" pour nuire à l'ensemble de l'industrie automobile européenne. Le gouvernement britannique a exprimé l'urgence d'assurer l'inclusion, invoquant les craintes de perdre des milliards de dollars dans le commerce de l'industrie automobile si elle est exclue des chaînes d'approvisionnement de l'UE.

Le ministre du Commerce, Anas Sarwar, a suggéré jeudi que le Royaume-Uni pourrait être disposé à s'aligner sur les tarifs de l'UE sur les véhicules électriques chinois, affirmant à Politico que le Royaume-Uni et l'UE doivent "travailler ensemble et agir de concert" pour faire face à l'influence de la Chine dans le secteur automobile. Cependant, le secrétaire aux Affaires, Jonathan Reynolds, a déclaré précédemment qu'il ne serait pas contraint de s'aligner sur la politique de l'UE, soulignant l'équilibre délicat que le Royaume-Uni cherche à maintenir sa souveraineté tout en cherchant à accéder aux marchés de l'UE. Les autorités françaises et allemandes ont indiqué qu'elles étaient ouvertes à la participation du Royaume-Uni, bien que la décision finale dépendra d'un consensus européen plus large.

" Néanmoins, l'évolution est considérée positivement par les défenseurs de l'industrie, qui soutiennent que les protections potentielles offertes par la législation pourraient bénéficier à l'industrie manufacturière et à l'emploi du Royaume-Uni. Pendant ce temps, des inquiétudes ont émergé de Pékin, l'ambassade de Chine à Londres exprimant une ferme opposition à toute mesure perçue comme discriminatoire à l'égard des produits chinois. Il a averti que de telles actions violeraient les règles de l'Organisation mondiale du commerce et saperaient les principes du commerce mondial. Les véhicules électriques chinois ont gagné en popularité sur les marchés européens, des marques telles que BYD, Chery et Changan ayant enregistré une croissance substantielle des ventes.

L'UE devrait finaliser la loi sur l'accélérateur industriel d'ici la fin de 2024 ou le début de 2027, avec des milliers d'amendements déjà soumis par les législateurs. Le Parlement européen a adopté une résolution sur la mise en œuvre de l'accord d'association entre la Communauté européenne et le Royaume-Uni. Les initiés de l'industrie suggèrent que l'UE a démontré sa volonté d'engager un dialogue avec la Chine en vue de mettre en œuvre des mesures de protection sans déclencher de mesures de rétorsion. Alors que les discussions se poursuivent, le Royaume-Uni est confronté à un équilibre complexe entre le maintien de l'indépendance réglementaire et la garantie de l'accès aux marchés critiques de l'UE.

Comment ce reportage a été réalisé. Actualité objective a rédigé ce reportage à partir de 2 articles sources, avec une synthèse assistée par IA selon notre méthodologie. C'est notre propre texte, pas la copie d'un média. Lire notre méthodologie.

Rédacteur responsable: Matej BašaUne erreur ? Signalez-la

2 articles

The Guardian (UK) logoThe Guardian (UK)IndépendantCentreFactualité 95Objectivité 93il y a 4 j
La France abandonne son opposition à l'inclusion du Royaume-Uni dans la législation "Made in Europe"

La France a retiré son opposition à l'inclusion du Royaume-Uni dans la législation "Made in Europe" de l'UE, à condition que le Royaume-Uni s'aligne sur la position de l'UE sur les tarifs des véhicules électriques chinois. Cette évolution marque un changement dans la position de la France, soutenant le plaidoyer de longue date de l'Allemagne en faveur de l'inclusion du Royaume-Uni dans la loi sur l'accélérateur industriel. La législation vise à protéger la fabrication européenne contre les importations chinoises à faible coût. L'accord représente un progrès pour le leader travailliste britannique Andy Burnham, qui a fait pression pour cet alignement.

Lecture du biais (Centre): L'article présente une mise à jour factuelle des négociations diplomatiques entre le Royaume-Uni et la France concernant la législation de l'UE. Il ne présente pas de langage ouvertement partial, de sources unilatérales ou d'éditorialistes. Le cadre reste neutre, se concentrant sur les conditions fixées par la France pour l'inclusion du Royaume-Uni dans le "Made in Europe" et sur les conditions d'adhésion du Royaume-Uni à l'Union européenne.

Pourquoi factualité (95): The article provides specific details about France dropping its opposition to UK inclusion in 'Made in Europe' legislation, citing a joint Franco-German paper. It accurately describes the conditions attached to the UK's potential inclusion, referencing alignment on tariffs on Chinese EVs and other t

Pourquoi objectivité (93): The article presents the information in a neutral tone, avoiding overtly biased language or framing. It reports on the development objectively, quoting the joint paper directly and providing context without injecting personal opinion or emotional language.

The Guardian (World) logoThe Guardian (World)IndépendantCentreil y a 3 j
Le n° 10 laisse la possibilité d'imposer des tarifs chinois sur les véhicules électriques si le Royaume-Uni adhère au système de l'UE

Le gouvernement britannique a indiqué qu'il pourrait envisager d'imposer des droits de douane sur les véhicules électriques chinois (VE) s'il rejoint l'initiative "Made in Europe" de l'UE, qui vise à protéger les fabricants européens contre les importations chinoises subventionnées. Cela intervient après que la France ait retiré son opposition à l'inclusion du Royaume-Uni dans le programme. Toutefois, le Royaume-Uni est préoccupé par les inconvénients potentiels d'une exclusion du régime, car il risque de perdre l'accès aux chaînes d'approvisionnement de l'UE et des milliards de dollars dans le commerce automobile. La Chine a mis en garde contre de telles mesures, les qualifiant de "discriminatoires" et contraires aux règles de l'Organisation mondiale du commerce (OMC). Le gouvernement britannique reste prudent, indiquant qu'il est toujours en train de revoir les termes de tout accord et souligne son indépendance en matière de politique commerciale. Dans le même temps, l'UE s'emploie à finaliser la loi sur l'accélérateur industriel, avec des discussions en cours sur l'inclusion de pays non membres de l'UE comme le Royaume-Uni et la Norvège.

Lecture du biais (Centre): L'article présente à la fois la position du gouvernement britannique et les préoccupations de la Chine sans favoriser ouvertement aucune des deux parties. Il fournit des citations équilibrées de Downing Street, de l'ambassade de Chine et des représentants de l'industrie, en évitant un langage chargé ou une emphase unilatérale. Le cadrage reste neutre, mettant au point

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