Selon les autorités grecques, plus de 350 migrants sans papiers sont arrivés en Grèce par voie maritime en une seule journée. La plupart des individus venaient de Libye, voyageant dans de petits bateaux qui avaient quitté l'Afrique du Nord en direction de l'île méridionale de Crète.
Parmi les migrants, deux garçons du Soudan du Sud, âgés de 17 ans, ont été arrêtés, soupçonnés d'avoir exploité l'un des bateaux originaires de la région de Tobrouk, agissant sous la direction de réseaux de contrebande. Ces jeunes auraient été impliqués dans la facilitation des traversées pour des groupes organisés.
Cette augmentation des arrivées marque la poursuite d'une tendance plus large, avec plus de 22 000 migrants sans papiers atteignant les côtes grecques cette année. Parmi ceux-ci, environ 12 000 sont originaires de Libye, tandis qu'environ 5 000 ont traversé la frontière terrestre nord-est avec la Turquie dans la région de Thrace. Les individus restants auraient voyagé de la côte ouest de la Turquie vers les îles de la mer Égée orientale. La majorité de ceux qui tentent de traverser la Méditerranée continuent de provenir de régions telles que le Moyen-Orient, le sous-continent indien et certaines parties de l'Afrique, motivés par des aspirations à la stabilité économique et à de meilleures conditions de vie en Europe.
En plus des arrivées maritimes, les forces de l'ordre ont récemment découvert une opération de contrebande impliquant des détentions forcées. Deux hommes ont été appréhendés à Thessalonique dimanche pour avoir prétendument fait passer des migrants à travers la frontière et détenu deux personnes contre leur volonté dans un appartement dans la ville. La police a répondu à un rapport de vol dans le centre-ville et a par la suite localisé les suspects, qui ont tenté de fuir à pied.
Selon les récits des migrants, les suspects les avaient transportés dans le pays depuis la frontière gréco-turque, facturant 3 000 € par personne. À leur arrivée à Thessalonique, les suspects ont exigé 3 000 € supplémentaires pour leur libération. Les deux détenus ont réussi à s'échapper pendant le processus de transfert, bien qu'ils aient été récupérés plus tard. L'enquête en cours a conduit les suspects à comparaître devant un procureur. Les autorités continuent de surveiller la situation, en particulier compte tenu du volume élevé d'arrivées et des défis persistants associés à la traite des êtres humains et à l'immigration illégale.
Les arrestations récentes mettent en évidence le réseau complexe d'opérations de contrebande actives dans la région, qui impliquent souvent la coercition et l'exploitation financière.
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