La Confédération allemande des syndicats (DGB) a appelé à une réduction des dépenses publiques plutôt qu'à une augmentation, arguant que le niveau actuel des dépenses publiques est déjà excessif. Dans une récente conférence de presse concernant le prochain budget de l'État de Hesse, le syndicat a critiqué les propositions de réintroduction de l'impôt sur la fortune et de la réforme de l'impôt sur les successions, tout en s'opposant simultanément à des réductions de l'impôt sur le revenu des sociétés.
Selon le Frankfurter Allgemeine Zeitung, les revendications de la DGB ont été largement considérées comme erronées. Le journal a souligné que la part de l'État dans le revenu national s'élevait actuellement à 49%, ce qui est considéré comme alarmant. Il a souligné que l'augmentation de l'imposition sur les individus riches ne conduirait pas nécessairement à une plus grande équité, car bon nombre de ces actifs sont liés à des entreprises productives qui génèrent des emplois et contribuent à l'économie.
L'argument contre l'élargissement du rôle de l'État est renforcé par l'affirmation selon laquelle de nouveaux postes gouvernementaux ne devraient pas être créés simplement parce qu'il y a un manque perçu de personnel. Par exemple, dans l'éducation, il peut y avoir une pénurie d'enseignants, mais cette question doit être abordée en examinant si certains emplois sont éliminés ou privatisés ailleurs. Le journal a souligné que les appels à plus d'intervention de l'État négligent le succès de la prospérité de l'Allemagne, qui a largement découlé de la libre entreprise et des contributions des entrepreneurs et des travailleurs.
Ils citent des exemples tels que le secteur ferroviaire, où l'implication de l'État a souvent conduit à l'inefficacité et au mauvais service. Alors que l'État joue un rôle crucial dans le maintien de la sécurité, des infrastructures et d'autres services essentiels, son expansion dans d'autres domaines risque de saper le dynamisme du secteur privé.
D'un côté, les syndicats et les groupes politiques de gauche plaident pour un soutien plus fort de l'État aux citoyens, en particulier par une augmentation de la fiscalité des riches. De l'autre, les voix conservatrices soulignent la nécessité de la retenue budgétaire et des solutions axées sur le marché. Ces points de vue contradictoires sont évidents dans les discussions en cours sur la meilleure façon de financer les services publics sans compromettre la croissance économique.
Alors que l'État se prépare à finaliser ses plans financiers, la pression sur les décideurs politiques pour qu'ils trouvent un équilibre délicat entre le soutien aux populations vulnérables et la garantie de la viabilité des finances publiques restera intense.
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