Le nombre de morts du glissement de terrain catastrophique et des inondations dans l'Himalaya a continué d'augmenter, avec plus de 900 décès confirmés et plus de 5000 personnes toujours portées disparues. La catastrophe a frappé le long de la frontière entre le Népal et la région tibétaine de la Chine, déclenchée par un effondrement massif du glacier. Le torrent d'eau, de boue et de débris qui en a résulté a balayé des villages entiers, détruisant des ponts, des routes et des centrales électriques. Le Népal a été le plus durement touché, avec au moins 546 décès confirmés, tandis que cinq ont été enregistrés en Chine. Plus de 1400 personnes sont toujours portées disparues, dont des centaines de ressortissants étrangers, dont plusieurs Allemands qui ont été secoulés par des hélicoptères militaires.
Les opérations de sauvetage ont fait face à d'immenses défis en raison de l'énorme quantité de boue et des pluies continues dans les zones touchées. Selon le porte-parole de l'armée Raja Ram Basnet à Battar Bazar, les épaisses couches de sédiments laissées par les inondations rendent les atterrissages et les décollages d'hélicoptères presque impossibles.
Le gouvernement népalais a souligné sa capacité à gérer les efforts de récupération locaux, affirmant qu'une assistance internationale spécialisée est nécessaire pour des tâches spécifiques telles que le sauvetage d'individus pris au piège dans des tunnels, la restauration des liaisons de transport et l'identification et la préservation des défunts.
Le chancelier allemand Friedrich Merz a exprimé ses profondes condoléances au Népal et à la Chine, en envoyant des télégrammes à leurs dirigeants respectifs. Il a décrit la tragédie comme profondément affligeante et a souhaité un prompt rétablissement pour les blessés et le réconfort pour les endeuillés.
Cependant, les responsables ont averti que l'eau supplémentaire pourrait continuer à s'écouler dans le lac pendant des jours, ce qui poserait des dangers pour les communautés en aval déjà dévastées par la catastrophe initiale. Les images satellites révèlent l'étendue de la destruction, montrant des villages entiers enterrés sous les boues et les débris.
Le GFZ, le centre de recherche géoscientifique allemand, a noté que de tels événements ne sont pas rares dans l'Himalaya, mais sont de plus en plus fréquents en raison du changement climatique. La hausse des températures a accéléré la fonte des glaciers, augmentant la probabilité de glissements de terrain et d'autres dangers géologiques. Les efforts d'aide internationaux se sont intensifiés, avec des équipes de l'Inde et de la Chine aidant à la recherche de travailleurs piégés dans des tunnels sur le site de Upper Trishuli-1. Les opérations de sauvetage ont utilisé des drones, des caméras thermiques et la modélisation 3D pour localiser les survivants au milieu des débris.
Plus de 3 253 personnes ont été évacuées par hélicoptère au Népal, tandis que les autorités chinoises ont annoncé la relocalisation en toute sécurité de 499 résidents et 555 touristes. Malgré ces efforts, de nombreuses familles restent séparées, luttant pour se reconnecter après avoir perdu le contact pendant le chaos.
Le président chinois Xi Jinping a convoqué une réunion pour discuter des mesures de secours, soulignant l'ampleur de la crise.
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