Un groupe de sénateurs créera ce mercredi un nouveau bloc parlementaire connu sous le nom de Bancada por el Indulto General, destiné à faire avancer la législation accordant une amnistie générale aux membres des forces armées, des Carabineros, du Département des enquêtes de la police (PDI), de la Gendarmerie et de certains civils liés à des incidents survenus pendant les troubles sociaux qui ont commencé en octobre 2019. L'initiative devrait être présentée à 15h45, heure locale, selon ses organisateurs, qui visent à coordonner les efforts législatifs, politiques et de communication pour accélérer le processus et encourager la participation active du gouvernement du président José Antonio Castaneda à la discussion de la proposition.
Les membres confirmés du bloc comprennent le sénateur indépendant Alejandro Kusanovic, la sénatrice RN Camila Flores, le sénateur du Parti républicain Cristián Vial, le membre indépendant du Parti républicain Rodolfo Carter, le sénateur du Parti républicain Ignacio Urrutia, la sénatrice du PNL Vanessa Kaiser et le sénateur RN Carlos Kuschel.
L'amnistie s'étendrait aux civils qui ont aidé à protéger les infrastructures publiques ou privées ou qui ont agi en légitime défense d'autres personnes pendant cette période. Le projet de loi prévoit que les personnes ayant des condamnations confirmées verraient leurs peines de prison ou les restrictions de liberté éteintes, ainsi que les amendes imposées. Pour ceux qui font encore face à des poursuites pénales, l'initiative propose le rejet définitif des accusations et la levée immédiate des mesures de précaution actuelles.
Il vise également à invalider les sanctions administratives, les dossiers disciplinaires ou les licenciements institutionnels découlant de ces événements, permettant au personnel affecté de retourner au service et de recevoir le paiement de retour qu'il avait cessé de recevoir. Le document définit la situation d'octobre 2019 comme une " grave perturbation de l'ordre public ", qui a forcé l'État à recourir à l'état d'urgence constitutionnelle et à déployer les forces armées pour protéger la sécurité et les infrastructures critiques. " Le texte décrit l'amnistie comme un outil pour " rétablir la paix sociale et fournir une sécurité juridique " aux personnes impliquées dans ces opérations.
Le président José Antonio Kast a récemment mené une opération policière préventive sur la Plaza de Armas de Santiago, soulignant le rôle des forces de l'ordre dans le maintien de la sécurité.
Il a souligné la nécessité d'une croissance organique, d'une expansion territoriale au-delà des centres urbains et d'une résilience politique face aux revers.
Les partis d'opposition, y compris le PPD, le Parti socialiste, le Frente Amplio, le Parti communiste, le Parti libéral et la Démocratie chrétienne, ont annoncé des plans de réunions régionales le 8 août pour coordonner les stratégies contre le gouvernement de Kast.
Cette demande marque la deuxième tentative des militaires d'obtenir ce bénéfice, après le rejet d'une pétition similaire sous l'administration précédente.
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