Le décret, émis sous l'administration du président Abelardo de la Espriella, active les protocoles d'urgence et prolonge l'état d'urgence jusqu'à 12 mois, avec possibilité de renouvellement.
Le décret, numéroté 1171 de 2026, n'attribue pas de nouvelles fonctions au ministère des Transports ou à ses entités affiliées, mais active plutôt le régime spécial décrit dans la loi 1523 de 2012. Ce cadre juridique permet au secteur des transports de participer aux efforts d'intervention d'urgence et de récupération. En vertu de cette directive, la responsabilité du secteur est d'assurer l'accessibilité et la mobilité pendant la crise tout en coordonnant avec l'Unité nationale de gestion des risques (UNGRD) pour élaborer et mettre en œuvre un plan de récupération spécifique.
Chaque entité du secteur doit soumettre des évaluations des dommages et des analyses des besoins de ses zones respectives, ce qui signifie que l'urgence englobe non seulement la réparation des routes endommagées, mais aussi la restauration de tous les modes de transport. L'Autorité nationale des routes (Invias) et l'Agence nationale pour l'infrastructure (ANI) ont pour mission de donner la priorité à l'évaluation des dommages et à la réhabilitation de l'infrastructure routière nationale, concessionnée et non concessionnée. Une attention particulière sera accordée aux routes fermées et aux ponts affectés.
Pendant ce temps, l'Agence nationale pour la sécurité routière (ANSV) soutiendra la circulation sûre des véhicules d'urgence et humanitaires sur les autoroutes touchées. L'Autorité de l'aviation civile (Aerocivil) doit évaluer les conditions opérationnelles et de sécurité des aéroports dans les zones touchées, en particulier ceux présentant des dommages structurels. Elle devra également établir les couloirs aériens nécessaires pour le transport de l'aide et la réalisation d'évacuations médicales. La Surintendance des transports supervisera les opérateurs impliqués dans l'intervention d'urgence, en assurant la continuité des services de transport public dans les régions touchées.
Le financement des efforts de récupération proviendra du sous-compte SISMO 2026 du Fonds national de risque de catastrophe. Les demandes de ressources liées au secteur doivent être soumises par ce canal. En outre, les personnes inscrites dans le Registre unifié des victimes (RUD) établi par l'UNGRD seront considérées comme des victimes aux fins des mesures de secours. À Medellín, Coopebombas a déployé 8 200 taxis gratuits pour aider au transport pendant l'urgence. Le système de mobilité de la ville sera soumis à une pression accrue, en particulier aux grandes vacances, ce qui soulève des inquiétudes concernant la gestion du trafic et la congestion.
La situation met en évidence la pression sur les infrastructures urbaines et la nécessité d'une planification coordonnée pour maintenir les services essentiels. La déclaration d'une catastrophe nationale intervient au milieu de défis plus larges auxquels le gouvernement est confronté. Le pays connaît des contraintes financières, avec des fonds limités disponibles dans le Trésor.
La crise actuelle souligne la nécessité urgente d'une réforme institutionnelle et du respect des réglementations établies pour prévenir de futures catastrophes.
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