L'Espagne a demandé l'appui de l'agence Frontex de la Commission européenne et d'Europol pour accélérer le processus de classification des migrants restant à Ceuta, selon des documents officiels publiés par le ministère de l'Intérieur.
La demande fait suite à une communication antérieure de Gminder à l'ambassadeur d'Espagne auprès de l'Union européenne, Marcos Alonso, en date du 21 août, dans laquelle elle a offert l'assistance de diverses agences européennes en réponse à la crise qui a émergé au cours de la dernière semaine de juillet. À son tour, Grande-Marlaska a demandé une participation accrue de Frontex, Europol et l'Agence européenne pour l'asile (EUAA) pour améliorer la gestion du processus de triage et le traitement ultérieur des dossiers personnels des personnes toujours présentes illégalement à Ceuta.
Les responsables de l'Intérieur ont spécifiquement appelé à la prolongation de l'opération "Minerva", qui couvre actuellement les ports d'Algésiras, Tarifa et Ceuta par l'intermédiaire de l'opération Paso del Estrecho jusqu'au 2 septembre. Ils ont également demandé au personnel supplémentaire de Frontex, dix agents, d'aider aux efforts de triage, en particulier pour ceux qui sont arrivés les 30 et 31 juillet et qui n'ont pas encore subi cette procédure. Le ministère a souligné la nécessité pour ces agents d'aider à recueillir des informations plus efficacement.
En raison des contraintes d'espace à Ceuta, ces activités se dérouleront à distance. Une fois la phase de triage terminée et les procédures d'asile terminées, l'Intérieur déterminera le soutien nécessaire de Frontex pour effectuer les retours par le biais de mécanismes de médiation et d'accords gérés par l'agence. Grande-Marlaska a également demandé que le navire océanographique Duque de Ahumada, exploité par la Guardia Civil espagnole et cofinancé par l'UE, reste stationné dans les eaux espagnoles tout au long de 2027.
En ce qui concerne Europol, le ministre a plaidé pour le maintien et l'approfondissement de la coopération opérationnelle existante, en particulier dans l'enquête sur les réseaux de trafic de migrants et l'analyse stratégique. Cette collaboration vise à améliorer la capacité de suivre et de perturber les routes de migration illégale. Le ministère a également rappelé sa demande antérieure d'aide d'urgence d'une valeur de plus de 32 millions d'euros, provenant du Fonds pour l'asile, la migration et l'intégration (FAMI) et de l'Instrument de gestion des frontières et de la politique des visas (IGFV). Il a exprimé sa confiance dans la résolution rapide de cette demande de financement afin d'assurer des ressources adéquates pour gérer la situation actuelle.
Le gouvernement reste déterminé à assurer un traitement efficace et légal des cas de migrants, tout en respectant les obligations internationales et en protégeant les droits de toutes les personnes concernées.
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