La Cour suprême espagnole a statué que l'État doit verser à Ahmed Tommouhi, un ouvrier de la construction marocain qui a été injustement emprisonné pendant 15 ans, 2,5 millions d'euros d'indemnisation pour dommages et blessures.
L'affaire remonte à novembre 1991, lorsque plusieurs incidents se sont produits dans les villes de La Secuita et La Bisbal à Tarragone. Ceux-ci faisaient partie d'une série d'affaires similaires dans la région à cette époque. Tommouhi a été accusé d'avoir commis deux agressions sexuelles et d'autres crimes dans ces zones, conduisant à une condamnation qui a entraîné une peine totale de prison de près de 40 ans. Cependant, en 1997, la deuxième chambre de la Cour suprême a annulé l'une de ses condamnations liées à un incident à Olesa, où il avait été condamné à 51 ans.
Ce n'est qu'en 2023 que la Cour suprême a également annulé la condamnation découlant de l'incident de Cornellá, où il avait été condamné à 24 ans et 22 jours.
À la suite de cette annulation, Tommouhi a demandé une indemnisation au ministère de la Justice, demandant 3,6 millions d'euros plus intérêts. Sa demande a été rejetée, l'incitant à poursuivre une action en justice. L'Audience nationale a d'abord rejeté ses demandes, affirmant que pour obtenir une indemnisation, il devait y avoir à la fois une détention provisoire injustifiée et une erreur judiciaire. Ils ont fait valoir que le tribunal provincial de Barcelone n'avait pas ignoré le rapport médico-légal critique, qui montrait que le profil génétique de Tommouhi ne correspondait pas aux échantillons biologiques trouvés sur les vêtements de la victime.
Malgré ces arguments, la chambre contentieux-administrative de la Cour suprême a maintenant déterminé que le fait de ne pas tenir compte de la preuve médico-légale constituait une faille structurelle dans l'évaluation de la preuve, la qualifiant d'erreur judiciaire en vertu de la jurisprudence existante. La cour a souligné que l'absence de cette preuve cruciale avait un impact direct sur la formation de la condamnation judiciaire, remplissant ainsi l'exigence d'une déclaration préalable d'erreur judiciaire.
Ahmed Tommouhi, aujourd'hui âgé de 75 ans, a passé près de deux décennies derrière les barreaux pour des crimes qu'il n'a pas commis. Il a été détenu à Terrassa en 1991 et a été accusé de multiples agressions sexuelles et vols. Malgré les tentatives de présenter des preuves ADN prouvant son innocence, ces efforts ont échoué à l'époque. Au moment où la Cour suprême a annulé sa condamnation la plus substantielle, il avait déjà purgé sa peine, tandis qu'un autre suspect, qui s'est avéré innocent plus tard, était mort en détention.
La bataille juridique pour l'indemnisation a commencé immédiatement après l'annulation de sa condamnation. Initialement, l'Audience nationale a rejeté sa demande, invoquant l'absence d'une erreur judiciaire évidente. Cependant, la Cour suprême a maintenant corrigé cette position, reconnaissant que l'erreur commise par la Cour provinciale de Barcelone était décisive dans l'emprisonnement injustifié de Tommouhi. La cour a souligné que la période d'incarcération était exceptionnellement longue et avait eu un impact profond sur sa vie personnelle, y compris une grave détresse émotionnelle et la perte d'opportunités vitales.
La décision de la Cour suprême souligne l'importance d'examiner toutes les preuves pertinentes dans les procédures pénales. Dans cette affaire, l'absence d'évaluation appropriée des preuves médico-légales a conduit à une erreur de justice. La cour a noté que les souffrances subies par Tommouhi dépassent les scénarios typiques d'emprisonnement injuste, soulignant la nécessité d'une réparation adéquate pour de tels cas extrêmes.
La décision établit un précédent pour les affaires futures impliquant des condamnations injustifiées, établissant que même si la condamnation initiale est ultérieurement annulée, l'État peut toujours être tenu responsable des dommages causés par l'erreur judiciaire.
Pour Tommouhi, cette décision apporte une certaine mesure de clôture et de reconnaissance de l'injustice qu'il a endurée, bien que le bilan émotionnel et physique de son expérience reste profondément ressenti.
5 articles
El MundoIndépendant🔒CentreFactualité 100Objectivité 90il y a 20 j Le tribunal condamne l'État à verser 2,5 millions d'euros à Ahmed Tommouhi, l'homme qui a passé 15 ans en prison pour une erreur judiciaireLa Cour suprême a décidé que l'État espagnol doit verser 2,5 millions d'euros d'indemnisation à Ahmed Tommouhi, qui a passé 15 ans en prison pour des accusations de viol dont il a été acquitté par la suite en raison d'une erreur judiciaire.La Cour a annulé une décision antérieure de la Cour nationale qui avait refusé une indemnisation, en déclarant qu'il y avait une "erreur qualifiée" caractérisée par l'omission d'un test médico-légal objectif, qui était incompatible avec l'hypothèse incriminante et aurait pu déterminer le verdict.
Lecture du biais (Centre): L'article présente un résumé factuel d'une décision judiciaire sans favoriser ouvertement aucun camp politique.
Pourquoi ces scores (Factualité 100 · Objectivité 90): This article provides detailed legal reasoning from the Supreme Court's decision, including specific terms like 'equivocación cualificada' and the grounds for overturning the previous ruling. It is highly factual and maintains a neutral tone throughout.
ABC (España)IndépendantCentreFactualité 98Objectivité 80il y a 20 j La justice est enfin rendue Ahmed avec Ahmed TommouhiAhmed Tommouhi a été injustement emprisonné pendant près de deux décennies pour des accusations de viol qu'il n'a pas commises. Il y a trois ans, la Cour suprême a annulé l'une de ses condamnations, citant un rapport médico-légal négligé montrant que le sperme trouvé sur les vêtements de la victime ne correspondait pas à lui. Récemment, la Chambre contentieuse-administrative lui a ordonné d'être indemnisé de 2,5 millions d'euros pour dommages et souffrances. Son avocat, Celia Carbonell, a déclaré que la première réaction de Tommouhi était la gratitude, disant simplement "Merci, Celia".
Lecture du biais (Centre): L'article présente les faits de l'affaire sans favoriser ouvertement aucun parti politique, mais se concentre sur le processus juridique et le résultat pour l'individu, en utilisant un langage neutre et en citant la déclaration de l'avocat sans parti pris apparent.
Pourquoi ces scores (Factualité 98 · Objectivité 80): The article accurately summarizes the case and the compensation awarded. However, it leans slightly towards the victim's perspective with phrases like 'por fin se ha hecho Justicia' and mentions the emotional reaction of Ahmed, which may affect objectivity.
elDiario.esIndépendantCentreFactualité 95Objectivité 90il y a 20 j La Cour suprême dédommagera 2,5 millions d'euros un homme qui a passé 15 ans en prison pour un viol qu'il n'a pas commisLa Cour suprême espagnole a accordé à Ahmed Tommouhi 2,5 millions d'euros de compensation après qu'il ait passé 15 ans en prison pour des viols qu'il n'a pas commis. La cour a jugé que sa condamnation était "équivoque et qualifiée" en raison de l'absence de preuves médico-légales montrant qu'il n'était pas l'auteur. Son profil génétique ne correspondait pas aux restes biologiques trouvés sur les vêtements de la victime. C'est la plus grande compensation jamais accordée par un tribunal espagnol à une personne emprisonnée illégalement.
Lecture du biais (Centre): L'article présente des informations factuelles sans langage ou cadrage ouvertement partial.Il se concentre sur les procédures judiciaires et les indemnités accordées sur la base de preuves médico-légales, sans inclinaison idéologique apparente.
Pourquoi ces scores (Factualité 95 · Objectivité 90): The article provides detailed and specific information about the case, including the amount of compensation, the duration of imprisonment, and the legal reasoning from the Supreme Court. The facts align with the cross-source consensus, though some details may be inferred rather than explicitly state
El PaísIndépendant🔒CentreFactualité 95Objectivité 85il y a 20 j Une indemnité d'un million pour un faux coupable: "On ne sort jamais d'un cauchemar"Ahmed Tommouhi, qui a été condamné à tort et a passé 15 ans en prison, a reçu 2,5 millions d'euros d'indemnisation de la Cour suprême. Il utilise maintenant un fauteuil roulant et prend des médicaments quotidiennement. Son avocat l'a informé de la décision, qu'il a reçue avec peu d'émotion visible.
Lecture du biais (Centre): L'article présente les faits de l'affaire sans langage ouvertement partial ni sources sélectives. Il se concentre sur le résultat juridique et l'impact personnel sur Ahmed Tommouhi, fournissant un compte rendu équilibré de la situation sans adopter une position idéologique claire.
Pourquoi ces scores (Factualité 95 · Objectivité 85): The article accurately reports the Supreme Court ruling and the compensation amount. It includes direct quotes from Ahmed Tommouhi and his lawyer. The details align with the cross-source consensus, though it focuses more on the emotional impact than the legal specifics.
El PaísIndépendant🔒CentreFactualité 85Objectivité 75il y a 20 j Le tribunal condamne l'État à indemniser 2,5 millions le maçon marocain condamné pour 10 viols qu'il n'a pas commisLa Cour suprême espagnole a statué que l'État devait indemniser un ouvrier du bâtiment marocain, Ahmed Tommouhi, de 2,5 millions d'euros pour les 15 ans qu'il a passés en prison et les trois années de libération conditionnelle après une condamnation pour des viols dont il a finalement été acquitté.La Cour a jugé que la Cour nationale avait commis une erreur en rejetant l'indemnisation et a tenu l'État responsable de l'erreur judiciaire, notant que le tribunal qui l'avait condamné n'avait pas tenu compte d'un test biologique médico-légal qui contredisait sa culpabilité.
Lecture du biais (Centre): L'article présente un compte rendu factuel d'une décision judiciaire sans favoriser ouvertement aucun camp politique.
Pourquoi ces scores (Factualité 85 · Objectivité 75): The article presents specific details about the Supreme Court ruling, the amount of compensation, and the reason for the State's liability. These facts align with the cross-source consensus. However, the phrasing 'condena al Estado a indemnizar' may imply fault on the State’s part more than necessar
★
Gardons l’information honnête.
ObjectiveNews est financé par ses lecteurs et sans publicité : nous vous montrons le biais au lieu de le cacher. Soutenez un journalisme indépendant pour 5 €/mois.
Devenir soutien