Gianni Infantino, président de la FIFA depuis 2016, fait face à l'une des périodes les plus turbulentes de son mandat au milieu de défis internes et externes croissants.
La controverse a commencé plus tôt cette année lorsque des informations ont émergé suggérant qu'Infantino avait offert au Maroc les droits d'accueil de la finale de la Coupe du monde 2030 en échange d'un soutien politique lors de sa campagne de réélection.
Cette décision, destinée à assurer la stabilité financière de la FIFA, a plutôt déclenché une vague de critiques et soulevé des doutes sur sa capacité à maintenir le contrôle de l'organisation. La position d'Infantino est encore compliquée par l'influence croissante de l'UEFA, qui a ouvertement critiqué son leadership. L'instance dirigeante européenne a exprimé une perte de confiance en Infantino, citant des préoccupations concernant la gouvernance et la transparence. La position de l'UEFA a encouragé certains membres de la communauté internationale du football à contester l'autorité d'Infantino, créant un vide de pouvoir qui pourrait remodeler l'avenir de l'administration mondiale du football.
Le calcul politique entourant la réélection d'Infantino est complexe. Pour gagner, il a besoin d'une majorité de 106 voix sur 211 exprimées par les associations membres. Actuellement, il détient le soutien des confédérations africaines (54) et asiatiques (47), totalisant 101 voix. Cependant, il a encore besoin de cinq votes supplémentaires pour assurer la victoire. Ceux-ci sont susceptibles de provenir d'Océanie (11) et d'Amérique du Sud (10), des régions dont l'allégeance reste incertaine. Inversement, l'UEFA (55) et la CONCACAF (41) se sont publiquement opposées à Infantino, leur donnant un total combiné de 96 voix.
En réponse à la pression croissante, la FIFA a publié une déclaration officielle condamnant les efforts visant à saper son leadership. La communication a souligné que Infantino a été élu démocratiquement et ne devrait pas faire face à des défis fondés sur des accusations infondées. Elle a également réaffirmé l'engagement de l'organisation à maintenir les processus démocratiques et à rejeter toute tentative de déformer les faits ou de créer des distractions qui pourraient faire dérailler le progrès. La déclaration n'a pas directement abordé les allégations de mauvaise conduite impliquant un ancien employé, bien qu'elle ait souligné l'importance de maintenir l'intégrité institutionnelle. De nouvelles révélations ont ajouté une autre couche de complexité au drame en cours.
Selon The Telegraph, l'UEFA aurait payé six chiffres et financé un programme de MBA pour une femme qui aurait eu une relation avec Infantino pendant son mandat de secrétaire général de l'UEFA.
Il soutient que son mandat initial de trois ans de 2016 à 2019 n'a pas été compté dans la limite de 12 ans imposée par l'organisation, lui permettant de se faire réélire en 2027.
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