Le parti conservateur espagnol, le Parti populaire (PP), a une fois de plus exclu les retraités actuels de la voie transitoire permettant aux professionnels qui ont contribué à des régimes d'assurance mutuelle privée d'accéder au système public de sécurité sociale espagnol.
La loi vise à permettre à des milliers de professionnels indépendants - tels que des avocats, des architectes et d'autres travailleurs indépendants - qui payaient auparavant dans des mutualités privées de transférer leurs cotisations au régime général de sécurité sociale, leur permettant ainsi de bénéficier de pensions d'État plus substantielles plutôt que des prestations minimales offertes par ces entités privées.
Ces individus ont historiquement versé dans des régimes d'assurance mutuelle privés, qui offrent généralement des prestations de retraite inférieures par rapport au système public. La législation proposée leur permettrait de transférer leurs droits accumulés de ces systèmes privés au régime RETA, en s'assurant qu'ils peuvent éventuellement être admissibles à des pensions publiques en fonction de leur historique de cotisations.
Cependant, les derniers amendements introduits par le PP au cours du processus de délibération du Sénat ont réintroduit des restrictions qui avaient été précédemment supprimées à des étapes antérieures du processus législatif.
Cette décision a suscité la critique d'organisations telles que le Colegio de la Abogacía de Madrid (ICAM), qui considère l'exclusion des retraités comme un pas en arrière. Ils soulignent que le prochain vote au Sénat jeudi est crucial pour déterminer si le pont fonctionnera vraiment efficacement et apportera un soulagement significatif aux personnes touchées. Selon ICAM, le texte actuellement débattu au Sénat n'est pas encore finalisé, car plusieurs amendements en attente pourraient encore modifier des aspects clés de la proposition, y compris les critères d'éligibilité pour les retraités et ceux qui ont 15 ans de cotisations.
En plus de l'exclusion des retraités, le comité du Sénat a également rétabli certaines améliorations convenues à la Chambre des représentants. Un changement notable concerne la règle dite "1x1", qui permet aux mutualistes de plus de 52 ans de compter chaque mois complet d'adhésion et de cotisations dans leur régime d'assurance mutuelle privée comme un mois complet d'adhésion au système RETA lors du calcul de leurs droits à pension futurs.
Cette modification vise à assurer la clarté et la cohérence dans la mise en œuvre des nouvelles mesures, en assurant la sécurité juridique tant pour le gouvernement que pour les professionnels concernés.
Alors que le projet de loi se dirige vers l'approbation finale, l'accent reste mis sur la résolution des problèmes en suspens, en particulier en ce qui concerne l'inclusion des retraités et des personnes ayant des antécédents de cotisations significatives.
★
Gardons l’information honnête.
ObjectiveNews est financé par ses lecteurs et sans publicité : nous vous montrons le biais au lieu de le cacher. Soutenez un journalisme indépendant pour 4 €/mois.
Devenir soutien