Les gouvernements régionaux dirigés par le Parti populaire (PP) espagnol ont tenté de retarder les discussions sur l'accueil des mineurs bloqués à Ceuta, une enclave espagnole en Afrique du Nord submergée par les récentes vagues de migration irrégulière.
Le conflit a émergé lors d'une réunion virtuelle tenue ce jeudi entre des représentants du ministère de la Jeunesse et de l'Enfance et des gouvernements régionaux. La session visait à préparer une conférence officielle prévue pour le mois prochain, où les responsables discuteront de la répartition des 25 millions d'euros alloués par le gouvernement pour aider Ceuta. Cependant, la réunion s'est terminée par des accusations mutuelles, les régions dirigées par le PP refusant de traiter la question plus large des enfants migrants à Ceuta. Trois régions gouvernées conjointement par le PP et Vox, Castilla y León, Aragón et Extremadura, ont boycotté l'appel, invoquant une communication et des données insuffisantes du gouvernement central.
Selon des sources du ministère, les critères de relocalisation des mineurs sur le continent sont déjà fixés par la loi, établie après l'approbation parlementaire en avril 2025. Néanmoins, Rego vise à initier une discussion plus large sur les soins aux enfants migrants et la situation actuelle à Ceuta, y compris des options telles que les placements privés en famille d'accueil ou le regroupement familial, principalement au Maroc mais aussi potentiellement au sein de l'Union européenne.
Les autorités galiciennes ont critiqué le gouvernement central pour avoir prétendument violé les réglementations, affirmant qu'elles en avaient "marre" d'être trompées. Les responsables des Baléares ont fait écho à des préoccupations similaires, soulignant que sans des informations précises sur le nombre d'enfants restant sans surveillance à Ceuta, il serait impossible de procéder à une discussion significative sur la relocalisation ou l'allocation des ressources.
Le PP semble percevoir une contradiction au sein du gouvernement central, soulignant les approches différentes entre Rego et le ministre des Affaires étrangères José Manuel Albares, qui s'est prononcé en faveur de la facilitation du retour des enfants migrants.
Malgré la position du PP, le parti a confirmé qu'il assisterait à la prochaine réunion avec le gouvernement central, même si trois gouvernements régionaux dirigés par Vox se sont retirés. La décision a été prise au niveau national, mettant le PP en désaccord avec son principal allié, Vox, qui s'est toujours opposé à toute forme d'aide aux enfants migrants.
Ces dirigeants régionaux ont précédemment déclaré qu'ils résisteraient à toute proposition du gouvernement de relocaliser les enfants, considérant la situation à Ceuta comme une invasion plutôt qu'une urgence humanitaire. Le gouvernement central a souligné que les administrations régionales ne peuvent légalement refuser de se conformer à la loi, bien qu'elles puissent retarder les transferts en contestant des cas individuels par des voies légales. Le gouvernement central continue de faire avancer ses plans, insistant sur le fait que les 25 millions d'euros seront utilisés pour soutenir Ceuta dans le cadre des efforts en cours pour gérer la crise.
Le Parlement européen a adopté une résolution sur la situation des enfants migrants dans les pays d'Europe centrale et orientale, dans le cadre de la conférence intergouvernementale sur la situation des enfants migrants à Ceuta, qui a eu lieu le 1er mars à Bruxelles.
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