Alejandra Cox, ancienne présidente de l'Association des fonds de pension (AFP) au Chili et économiste titulaire d'un doctorat de l'Université de Chicago, a appelé à des réformes majeures de la Direction du travail (Dirección del Trabajo). Lors de sa récente interview, elle a souligné la nécessité pour l'institution de devenir indépendante pour répondre aux préoccupations croissantes concernant le marché du travail du pays.
Selon Cox, le marché du travail au Chili est particulièrement difficile pour les jeunes et ceux sans expérience. Les employeurs hésitent à prendre des risques en raison des coûts potentiels associés aux erreurs d'embauche. Au Chili, les répercussions juridiques des licenciements injustifiés peuvent être graves, conduisant à une culture d'aversion au risque parmi les employeurs.
Cox a souligné la nécessité de changements structurels pour ouvrir des opportunités d'emploi aux jeunes et aux femmes, qui font face à des taux de chômage plus élevés. 6% pour les hommes. Ces disparités soulignent le besoin urgent d'interventions politiques visant à réduire les obstacles à l'entrée sur le marché du travail.
En conservant les bénéfices, le gouvernement cherche à éviter d'augmenter la dette de l'entreprise et à maintenir sa cote de crédit. Le bi-ministre Mas a souligné l'importance d'une gestion financière disciplinée et de la transparence dans l'utilisation des fonds. Il a mentionné que les investissements devraient se concentrer sur des projets stratégiques nécessaires pour restaurer la capacité de production et assurer une croissance durable. Le président Kast a exprimé son engagement à revitaliser Codelco, le qualifiant de symbole national qui doit être protégé et chéri. Il a réitéré le soutien du gouvernement à la direction de Codelco, y compris le président du conseil d'administration Bernardo Fontaine, qui a reconnu les défis actuels auxquels l'entreprise est confrontée.
Fontaine a décrit la décision de conserver les bénéfices comme une opportunité tant attendue pour Codelco de renforcer sa position et de se remettre de ses difficultés actuelles. L'impact de cette décision s'étend au-delà de Codelco elle-même. Le ministre des Finances Jorge Quiroz a commenté les implications fiscales, notant qu'auparavant, Codelco devait emprunter de l'argent pour payer des impôts sur ses bénéfices. Avec le nouvel arrangement, la société n'aura pas à contribuer au trésor, ce qui lui permettra de se concentrer sur les investissements internes et la croissance.
La combinaison des défis du marché du travail et des efforts de restructuration des entreprises met en évidence le paysage complexe dans lequel opère l'économie chilienne.
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