Le gouvernement argentin est confronté à une méfiance croissante du public envers son système financier, selon José Luis Daza, secrétaire à la politique économique. Daza a déclaré lors de sa participation au forum Experiencia IDEA Rosario que de nombreux Argentins préfèrent risquer leur argent en transportant de grandes sommes d'argent plutôt que de déposer des dollars dans les banques.
Ce sentiment reflète des préoccupations plus larges concernant les crises financières passées telles que les mesures "corralito", le Plan Bonex et les efforts de restructuration de la dette, qui ont érodé la confiance dans les institutions de l'État.
Le ministre a fait valoir que le rétablissement de la confiance dans le secteur financier nécessitera du temps et une mise en œuvre cohérente de la politique, liant cet objectif aux premières décisions prises par l'administration du président Javier Milei.
Il a félicité Luis Caputo, le ministre de l'Économie, pour avoir fait face à ces défis de manière efficace, notant que même les économistes chevronnés auraient pu avoir du mal à faire face à la situation.
Selon les rapports, le gouvernement a utilisé les fonds excédentaires des comptes fiduciaires pour soutenir les opérations du Trésor. 2 milliards de dollars de recettes sur deux ans, ce qui a entraîné un excédent d'environ 3 milliards de dollars. Une partie de ces fonds a été allouée à des obligations publiques et des billets du Trésor, ce qui a permis de maintenir un budget à déficit zéro. Malgré ces efforts, seule une fraction des ressources collectées a été utilisée aux fins prévues, le reste étant placé dans des dépôts à terme ou d'autres instruments financiers sous le contrôle du ministère de l'Économie.
Le gouvernement continue d'allouer une part importante des recettes fiduciaires au financement du Trésor national, en particulier par le biais de bons du Trésor et de titres publics. Cette stratégie permet une flexibilité dans la gestion des obligations budgétaires tout en maintenant un environnement monétaire stable. Les experts suggèrent que cette approche est valable dans un contexte inflationniste, en particulier compte tenu du processus en cours de décaissement de fonds à divers organismes.
Il a spéculé que les forces de l'opposition tentent de générer la peur en promouvant des personnalités comme Axel Kicillof en tant que rivaux potentiels. Caputo a mis en garde contre la création d'une atmosphère d'incertitude qui pourrait saper la stabilité économique et la confiance du public. Le climat politique reste tendu, les deux parties s'engageant dans un positionnement stratégique avant les prochaines élections. Alors que l'administration de Milei se concentre sur les réformes structurelles à long terme, l'opposition cherche à capitaliser sur le mécontentement public. Le défi consiste à équilibrer les pressions économiques immédiates avec la nécessité de reconstruire la crédibilité institutionnelle, en veillant à ce que les politiques futures s'alignent sur les objectifs macroéconomiques et les attentes des citoyens.
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