Les Nations Unies ont confirmé que le nombre de morts d'une épidémie d'Ebola en cours en République démocratique du Congo (RDC) a dépassé les 2 500, ce qui en fait l'une des épidémies les plus meurtrières de l'histoire de la nation. L'épidémie, entraînée par la souche Bundibugyo du virus, se développe à un rythme alarmant, affectant des régions plus grandes que la France. Julien Harneis, le coordonnateur principal de l'ONU sur l'Ebola, a averti lors d'un appel vidéo depuis Bunia, une ville du nord-est du Congo, que le fonds actuel pour la crise devrait s'épuiser d'ici quelques semaines. Harneis a souligné les défis auxquels sont confrontés les agents de santé, notant qu'ils sont ciblés par les communautés locales craignant la maladie.
Ces attaques ont entraîné de nombreuses blessures et des décès parmi le personnel médical, avec plus de 160 travailleurs de la santé infectés et 43 succombant à la maladie. En plus des menaces physiques, les travailleurs humanitaires ont rencontré une résistance due à la désinformation et à la méfiance, certains habitants croyant que l'épidémie est un canular.
La variante Bundibugyo, responsable de cette dernière vague, manque actuellement de vaccins ou de traitements approuvés, laissant les populations touchées vulnérables. Harneis a décrit la situation comme désastreuse, soulignant que la propagation du virus surpasse les efforts pour le contenir. La région qui connaît l'épidémie est depuis longtemps en proie à des conflits, contribuant à un environnement humanitaire complexe. Harneis a noté que la combinaison d'instabilité politique et de ressources limitées a créé des conditions propices à la transmission rapide du virus. Il a souligné que l'épidémie n'est pas seulement une urgence sanitaire mais une crise plus large nécessitant une attention et un soutien internationaux urgents.
Au cours des six derniers mois seulement, plus de 260 incidents de violence contre des travailleurs de la santé se sont produits, entraînant la mort de huit personnes. Ces attaques ont intensifié les craintes parmi ceux qui travaillent en première ligne, dont beaucoup risquent déjà leur vie pour combattre la maladie. Harneis a souligné que la sécurité de ces travailleurs est essentielle au succès des efforts de confinement.
La décision du gouvernement de suspendre les vols commerciaux a perturbé les opérations bancaires, rendant plus difficile le transfert des fonds nécessaires au maintien de l'effort d'intervention. Alors que la situation continue d'évoluer, la communauté internationale fait face à une pression croissante pour fournir une assistance immédiate. Avec l'épidémie ne montrant aucun signe de ralentissement, le besoin d'un soutien financier accru, d'un meilleur accès aux zones touchées et d'une coordination renforcée entre les acteurs locaux et mondiaux n'a jamais été aussi grand.
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