L'Organisation mondiale de la santé a déclaré officiellement terminée l'épidémie d'Ebola de la souche Bundibugyo en Ouganda après que le pays eut confirmé qu'il était exempt de la maladie. Cependant, la situation reste grave dans la République démocratique du Congo voisine, où l'épidémie continue de s'aggraver. Selon le gouvernement congolais, à partir de mardi, plus de 2 700 décès et plus de 5 600 cas ont été enregistrés depuis le début de l'épidémie. Malgré quelques progrès dans la maîtrise du virus, les responsables avertissent que la transmission reste très active. L'épidémie en Ouganda a été déclarée terminée le 28 juillet à la suite d'une annonce du gouvernement selon laquelle le pays avait réussi à éliminer le virus.
L'OMS a surveillé de près la situation pour s'assurer qu'il n'y avait pas de chaînes de transmission cachées. Cette surveillance s'est conclue avec la dernière mise à jour, confirmant le statut de l'Ouganda comme exempt de la maladie. Pendant ce temps, la directrice régionale de l'OMS, le Dr Marie Roseline Belizaire, a noté que si l'Ouganda a atteint son objectif, la RDC est toujours confrontée à une crise en pleine croissance. Le Dr Belizaire s'est adressé à une réunion régionale de l'OMS, déclarant que l'épidémie en RDC est la deuxième plus meurtrière de l'histoire et a dépassé les efforts de confinement. Elle a souligné que, bien qu'il y ait eu des améliorations dans la traçabilité des contacts et les tests, le taux de nouvelles infections continue d'augmenter.
La souche de Bundibugyo, connue pour son taux de mortalité élevé, s'est avérée particulièrement difficile à contrôler. L'OMS a travaillé aux côtés des autorités locales pour gérer la réponse, mais l'ampleur de l'épidémie a épuisé les ressources.
Sans une injection immédiate de 30 millions de dollars, elle a averti que l'élan actuel dans le contrôle de l'épidémie pourrait être perdu. La RDC a longtemps lutté contre les épidémies de maladies infectieuses en raison de l'infrastructure de santé limitée et des conflits en cours dans certaines régions. L'épidémie actuelle a exercé une pression immense sur les systèmes de santé déjà surchargés. Les travailleurs médicaux continuent à opérer dans des conditions difficiles, souvent confrontés à des pénuries d'outils et de formation essentiels. Les organisations d'aide internationales ont intensifié leurs efforts, mais le rythme de l'assistance n'a pas suivi le rythme du nombre croissant de cas.
Les communautés locales ont également joué un rôle essentiel dans le soutien de la réponse. Des bénévoles et des dirigeants communautaires ont aidé à des campagnes de sensibilisation et à la distribution d'équipements de protection. Cependant, la désinformation et la peur restent des obstacles, en particulier dans les zones rurales où l'accès à des informations fiables est limité. Les responsables de la santé publique s'efforcent de relever ces défis par le biais d'initiatives ciblées de sensibilisation et d'éducation.
L'OMS a appelé à une collaboration internationale accrue et à un engagement financier pour s'assurer que les ressources nécessaires parviennent aux populations touchées. Alors que l'épidémie ne montre aucun signe de ralentissement, la course pour contenir le virus se poursuit, grâce aux progrès scientifiques et à la résilience de ceux qui sont en première ligne.
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