Les familles des victimes des communautés de Woro et de Nuku de la région gouvernementale locale de Kaiama, dans l'État de Kwara, ont exprimé leur désespoir après cinq mois d'incertitude, affirmant que plus de 155 millions de nairas collectés en rançon n'avaient pas permis la libération de leurs proches enlevés.
Selon des rapports locaux, les assaillants, soupçonnés d'appartenir à un groupe armé, ont tué plus de 260 personnes, mis le feu à plus de 30 maisons et enlevé 176 habitants.
Malgré les efforts collectifs de la communauté pour collecter 155 millions de nairas en rançon, les fonds ont été rejetés par les ravisseurs, qui ont affirmé que le montant était insuffisant. Les familles ont rendu l'argent et n'ont reçu aucune communication de leurs proches disparus depuis. Ibrahim a souligné que le gouvernement devait prendre des mesures immédiates, car les familles se sentaient abandonnées et incapables de résoudre la situation elles-mêmes. La loi nigériane interdit le paiement de rançons aux ravisseurs, mais la tentative des familles met en évidence le désespoir de ceux qui sont touchés par de tels crimes.
L'affaire a suscité des comparaisons avec un autre incident récent dans l'État d'Oyo, où un juge de la Haute Cour a été sauvé par les forces de sécurité après que sa famille aurait payé une rançon. En revanche, les familles des victimes de Woro et Nuku restent dans l'impasse, ajoutant à leur sentiment d'impuissance et de colère. Le chef de la communauté Alhaji Sulaiman Bukata, connu sous le nom de Dan Sadaukin Kaiama, a noté que les habitants ont récemment organisé une manifestation pacifique pour exiger l'attention des personnes enlevées, dont beaucoup sont des femmes, des enfants et des mères allaitantes.
Il a allégué que les ravisseurs avaient émis des menaces contre les otages, avertissant que certains seraient contraints de se marier et que d'autres pourraient subir des dommages si le gouvernement n'agissait pas. Bien que ces allégations n'aient pas été vérifiées de manière indépendante, elles soulignent les risques accrus auxquels sont confrontés les otages.
L'attaque de Woro et de Nuku semble être le résultat de tensions entre la population locale et un groupe armé cherchant à étendre son influence dans la région. Les habitants auraient rejeté les tentatives du groupe d'établir une présence religieuse extrémiste, ce qui a conduit à une confrontation violente. Les survivants ont décrit comment les attaquants ont systématiquement tué des résidents, détruit des biens et enlevé de nombreuses personnes avant de s'échapper.
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