L'aéroport de Leipzig a été temporairement fermé pendant deux heures après la découverte d'un drone avec un détonateur dans ses locaux tôt mercredi matin. L'incident a suscité des enquêtes de l'autorité antiterroriste de Saxe, du bureau du procureur d'État de Dresde et d'autres agences de sécurité. Selon le bureau du procureur général de l'État, les policiers ont désarmé l'appareil en toute sécurité et aucun blessé n'a été signalé.
L'avion, qui avait été détourné en raison de l'alarme de drone, est entré en collision en l'air avec un objet inconnu, initialement soupçonné d'être un autre drone. L'avion a atterri en toute sécurité à l'aéroport de Hanovre, où des dommages mineurs ont été constatés. Les responsables n'ont pas encore confirmé si le deuxième objet était en effet un drone. L'aéroport de Leipzig a repris ses opérations normales après la fermeture, bien que la cause exacte des deux incidents reste sous enquête. Les autorités de sécurité examinent actuellement si le drone trouvé à l'aéroport faisait partie d'une opération de sabotage ciblée.
La Zentralstelle für Extremismus Sachsen (Zesa), ainsi que la police criminelle locale et le Centre de lutte contre le terrorisme et l'extrémisme (PTAZ), mènent l'enquête.
Cette lacune en matière de sécurité a été mise en évidence dans les récentes discussions au sein du gouvernement, en particulier après des incidents similaires à Munich l'année dernière. À l'époque, le ministère des Transports a exhorté les exploitants d'aéroports à assumer une plus grande responsabilité, mais de telles mesures n'ont pas encore été mises en œuvre. Les autorités ont lié la situation actuelle à des menaces hybrides plus larges, y compris des actes de sabotage et des campagnes de désinformation attribuées à des acteurs soutenus par la Russie.
Ces actions, selon les cercles de renseignement, visent à déstabiliser la confiance du public et à influencer les résultats politiques. Avec les prochaines élections régionales, on craint que de telles tactiques ne s'intensifient, en particulier compte tenu de l'influence croissante des partis d'extrême droite comme l'AfD. En réponse à ces développements, les responsables ont mis en garde contre le rôle croissant des médias sociaux dans la diffusion de fausses informations. Les experts en sécurité affirment que les agents associés à la Russie ont intensifié leurs efforts pour discréditer les politiciens locaux par le biais de vidéos fabriquées.
Ces vidéos imitent souvent le style d'organisations de presse réputées telles que la BBC ou l'ARD, dans le but de mettre en doute l'intégrité des dirigeants locaux. Le contenu comprend des allégations allant de la mauvaise conduite financière aux abus personnels, toutes conçues pour semer la division et la méfiance. Un porte-parole du ministère des Affaires étrangères a déclaré que la Russie continue de tenter d'influencer quotidiennement la société allemande par des moyens hybrides. Le porte-parole du gouvernement Sebastian Hille a souligné que la montée des menaces hybrides via les médias sociaux nécessite un public plus informé et critique.
À l'approche des élections, l'accent reste mis sur la prévention de nouvelles perturbations de l'ordre public et sur le maintien de l'intégrité des processus démocratiques.
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