Les citoyens israéliens choisissent de plus en plus de quitter leur patrie, motivés par un conflit prolongé, une polarisation politique et une érosion perçue des valeurs libérales, marquant une tendance significative dans les modèles de migration.
Le mois dernier, le couple a déménagé à Arona, une ville pittoresque sur le lac Majeur, dans le nord de l'Italie, sacrifiant des liens personnels et professionnels en Israël pour ce qu'ils décrivent comme une position de principe contre le paysage politique changeant de la nation.
Selon une étude menée par l'Université de Tel Aviv, l'émigration israélienne a atteint des niveaux sans précédent, avec environ 40 000 à 50 000 citoyens partant chaque année pendant au moins un an au cours de chacune des trois dernières années.
Une analyse de l'Autorité fiscale israélienne a révélé que les personnes quittant le pays gagnaient généralement environ 50% de plus que la moyenne nationale, les médecins et les ingénieurs étant particulièrement importants parmi ceux qui déménagent.
Par exemple, l'immigration française a plus que triplé entre 2023 et 2025, parallèlement à une augmentation de l'immigration nord-américaine. Certains de ces nouveaux arrivants sont attirés par Israël précisément en raison des conflits en cours et de l'instabilité politique, cherchant à se montrer solidaires avec une population assiégée. Selon Nefesh B'Nefesh, une organisation facilitant l'immigration, plus de 2300 Juifs nord-américains prévoient de déménager en Israël cet été, soit une augmentation de 15% par rapport aux années précédentes. Ce contraste souligne comment les mêmes circonstances qui incitent certains Israéliens à partir obligent d'autres à arriver, chacun motivé par des perspectives distinctes sur la sécurité, l'identité et le but.
Les plateformes en ligne sont devenues des plaques tournantes pour les Israéliens qui envisagent de déménager, avec de nombreux groupes offrant soutien et informations. Un groupe Facebook anglophone a énuméré des préoccupations allant des inquiétudes de sécurité et des guerres récurrentes à la tension financière, aux coûts de la vie élevés et au mécontentement à l'égard du système éducatif.
★
Gardons l’information honnête.
ObjectiveNews est financé par ses lecteurs et sans publicité : nous vous montrons le biais au lieu de le cacher. Soutenez un journalisme indépendant pour 4 €/mois.
Devenir soutien