Domtar a annoncé la fermeture définitive de son usine de pâte à papier de Howe Sound, en Colombie-Britannique, marquant un nouveau coup dur pour le secteur forestier de la province. La décision affecte environ 400 travailleurs et fait suite à une série de fermetures dans l'industrie, qui a lutté sous le poids de la baisse de la demande, de la faiblesse des prix et de l'accès limité à des fibres abordables.
Le président de la société, Luc Thériault, a déclaré que la décision était motivée par une demande réduite, en particulier sur les marchés clés tels que l'Asie, et par les prix bas persistants de la pâte à papier dans le monde. Il a noté que malgré un investissement important, 500 millions de dollars depuis l'acquisition de l'usine en 2010, l'entreprise ne pouvait pas se maintenir au milieu de ces pressions économiques.
Le ministre des Forêts, Ravi Parmar, a décrit la situation comme "une journée extrêmement difficile", soulignant la perte de moyens de subsistance qui ont soutenu les familles et les communautés pendant des générations. Il s'est engagé à soutenir les travailleurs touchés, y compris les services de santé mentale, et a reconnu les implications plus larges pour l'industrie provinciale de la pâte à papier. Parmar a souligné un changement radical sur le marché mondial de la pâte à papier, notant que les prix actuels représentaient le niveau le plus bas depuis plus d'un siècle lorsqu'ils sont ajustés en fonction de l'inflation.
Le syndicat Unifor, qui représente de nombreux travailleurs touchés, a qualifié la fermeture de preuve supplémentaire d'une "crise croissante" au sein de l'industrie forestière. Le syndicat a averti que sans l'intervention des gouvernements, l'effondrement du secteur pourrait devenir inévitable. Ce sentiment s'aligne sur les développements récents, notamment la fermeture de l'usine de Domtar à Crofton en décembre et l'arrêt permanent de l'usine de Canfor à Northwood à Prince George le mois dernier. Le gouvernement américain impose des droits de douane punitifs sur les produits forestiers. La décision de mettre les usines en veilleuse ne signifie pas nécessairement la fin des opérations sur ces sites.
Selon un porte-parole de l'entreprise, l'équipement restera sur place et pourrait potentiellement être remis en service si les conditions du marché s'améliorent. Cette possibilité offre une lueur d'espoir pour certains travailleurs, bien qu'il reste incertain si un tel scénario se concrétisera. Pour l'instant, l'accent est mis sur la résolution des conséquences immédiates de la fermeture, y compris la fourniture de services de soutien aux travailleurs déplacés. Alors que l'industrie continue de relever ces défis, les perspectives du secteur forestier en Colombie-Britannique restent sombres.
La réponse du gouvernement sera cruciale pour déterminer l'efficacité du soutien à la main-d'œuvre pendant cette période de transition, tandis que les conséquences économiques plus larges de ces fermetures seront probablement ressenties dans toute la région.
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