Hank Green, une célèbre personnalité et auteur d'Internet, a récemment souligné l'importance de l'élaboration par les individus de leurs propres politiques personnelles en matière d'IA. Dans une discussion qui met en évidence les préoccupations croissantes concernant les implications éthiques de l'intelligence artificielle, Green a fait valoir que tout le monde devrait prendre la responsabilité de comprendre et de façonner l'impact de l'IA sur leur vie.
La conversation autour de l'éthique de l'IA a pris une tournure plus détaillée lors d'une récente interview avec Timnit Gebru, une figure éminente de l'éthique de l'IA et fondatrice de l'Institut de recherche sur l'intelligence artificielle distribuée (DAIR).
La perspective de Gebru sur l'IA va au-delà des défis techniques. Elle considère l'IA comme une vaste discipline englobant plusieurs sous-domaines, chacun avec des applications et méthodologies distinctes. Par exemple, alors que de grands modèles linguistiques comme ceux derrière ChatGPT dominent le discours actuel, les technologies plus anciennes telles que les systèmes de vision par ordinateur, développés dès la guerre du Vietnam, sont souvent négligées. Cette distinction souligne un défi clé dans la définition de ce qui constitue l'IA aujourd'hui, car le terme est souvent mal appliqué ou trop simplifié.
En plus de son travail chez DAIR, Gebru a cofondé Black in AI, une organisation à but non lucratif dédiée à l'augmentation de la représentation et de l'inclusion des professionnels noirs dans le domaine de l'intelligence artificielle.
Dans ce travail, Gebru critique la commercialisation de l'IA et la tendance à donner la priorité au battage médiatique sur les progrès significatifs. Elle soutient que l'adoption rapide des technologies d'IA éclipsent souvent les questions critiques sur leur impact sociétal, y compris les questions de partialité raciale et d'équité algorithmique. La discussion avec Gebru a également abordé des précédents historiques, tels que le passage de la terminologie des "systèmes experts" des années 1980 aux concepts d'IA modernes. Ces changements reflètent des tendances plus larges dans la façon dont les avancées technologiques sont commercialisées et perçues, conduisant souvent à la confusion sur leurs capacités et limites réelles.
Gebru suggère qu'une telle fluidité terminologique complique les efforts visant à engager un dialogue éclairé sur le rôle de l'IA dans la société. Alors que le débat sur la gouvernance de l'IA continue d'évoluer, des voix comme Green et Gebru jouent un rôle crucial dans la formation de la sensibilisation du public et des considérations politiques. Leurs contributions soulignent la nécessité d'une agence individuelle pour naviguer dans les complexités de l'IA, ainsi que d'une action collective pour garantir que le progrès technologique soit aligné sur les normes éthiques et les valeurs sociales. Les prochains mois verront probablement de nouveaux développements dans le plaidoyer de base et les réponses institutionnelles à ces questions urgentes.
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