Le bilan des inondations catastrophiques qui ont frappé la frontière entre le Népal et le Tibet s'élève à 797, avec plus de 3 000 personnes portées disparues, selon les dernières mises à jour des deux pays. La catastrophe, déclenchée par l'effondrement d'un glacier mercredi, a envoyé un mur d'eau, de boue et de débris sur les pentes de l'Himalaya, balayant des villages entiers et laissant derrière lui des scènes de dévastation totale. Les opérations de sauvetage, qui ont été suspendues à plusieurs reprises en raison de la détérioration des conditions météorologiques et du risque de nouvelles inondations, continuent de lutter contre l'énormité de la tâche à accomplir.
L'inondation, qui a pris naissance dans la région éloignée de l'Himalaya, a été initialement signalée comme un effondrement glaciaire soudain et violent qui a déclenché un flux massif de débris. Cet événement, qui a pris environ six à sept minutes pour se rendre du côté népalais au passage frontalier tibétain, a entraîné la mort d'au moins 734 personnes au Népal et 16 au Tibet. Le nombre d'individus disparus s'élève à 3 044, dont 2 498 au Népal et 546 au Tibet. Parmi les disparus, de nombreux étrangers, dont 517 visiteurs internationaux, principalement des randonneurs et des pèlerins se dirigeant vers le site sacré hindou-bouddhiste du mont Kailash.
En outre, 933 travailleurs de l'hydroélectricité, dont beaucoup étaient employés sur des projets d'énergie à grande échelle le long des rivières touchées, sont également portés disparus. L'Autorité nationale népalaise de réduction des risques de catastrophe et de gestion (NDRRMA) a rapporté que plus de 7514 corps ont été récupérés, bien que beaucoup restent non identifiés en raison des conditions extrêmes de la catastrophe. Certains des décédés ont été trouvés dans un état de décomposition grave, nécessitant un échantillonnage d'ADN pour l'identification. Dans les districts de Chitwan et Nuwakot, les autorités locales ont lutté pour récupérer et identifier les restes des disparus, avec seulement quatre des 233 corps récupérés ayant été identifiés positivement jusqu'à présent.
Les efforts de localisation et de sauvetage des personnes toujours piégées dans les décombres ont fait face à de multiples défis. Du côté népalais, l'armée concentre son attention sur le projet hydroélectrique Trishuli 3A, où plus de 100 travailleurs seraient bloqués dans un tunnel rempli de boue. Malgré les tentatives d'insérer un tuyau dans le passage et d'envoyer de l'air à travers l'ouverture étroite, les progrès ont été lents en raison du terrain instable et du risque continu d'inondations supplémentaires.
La chaîne de télévision publique CCTV a rapporté qu'un lac précédemment formé, qui représentait un danger pour les équipes de sauvetage, s'était en grande partie asséché samedi soir, bien qu'un nouveau glissement de terrain ait été détecté en aval, créant un bassin d'eau fraîche.
Le ministre des Affaires étrangères du Népal, Shisir Khanal, a souligné les graves contraintes financières du pays, notant que le coût de la reconstruction pourrait atteindre des milliards de dollars. Il a appelé à une assistance spécialisée, y compris des drones lourds, des kits de tests médico-légaux et des unités de stockage réfrigérées pour préserver les corps qui peuvent s'être décomposés rapidement en raison de l'exposition à l'eau.
Leur nom figure sur une liste de plus de 500 touristes toujours portés disparus, publiée par le ministère du Tourisme du Népal. Le ministère des Affaires étrangères de l'Irlande a déclaré qu'il surveillait de près la situation et fournissait une assistance consulaire, bien qu'il n'ait pas commenté les détails des cas individuels. De même, l'Irish Independent a rapporté que les familles des citoyens irlandais disparus s'accrochaient à l'espoir, exprimant leur conviction que les individus pourraient encore être en vie.
Plus de 90 000 personnes sont estimées avoir été touchées, et beaucoup font face au défi de reconstruire leur vie à partir de zéro. Les survivants décrivent les conséquences comme apocalyptiques, avec des colonies entières emportées et des infrastructures essentielles, y compris des ponts et des routes, gravement endommagées. La Croix-Rouge a averti que le traumatisme associé à la catastrophe est "énorme", soulignant le coût psychologique et émotionnel de la population affectée. Alors que la recherche des disparus se poursuit, l'accent reste mis sur la sécurité des équipes de sauvetage et la prévention de nouvelles tragédies.
Le Népal et la Chine ont tous deux exprimé leur engagement en faveur d'efforts de collaboration, l'échange de données satellitaires et hydrologiques jouant un rôle crucial dans la coordination de la réponse.
Alors que la recherche des disparus se poursuit, la résilience des communautés touchées et les efforts inlassables des équipes de secours offrent une lueur d'espoir au milieu de la dévastation.
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