Les Forces de défense israéliennes (FDI) ont confirmé mercredi avoir mené une frappe aérienne dans le nord de la bande de Gaza qui a tué un commandant du Hamas, marquant la première opération de ce type sur le territoire depuis plus d'une semaine. Selon l'armée, la frappe visait un agent du Hamas qui planifiait des attaques contre les troupes israéliennes.
L'attaque a suivi un modèle d'activité militaire israélienne accrue ces derniers jours. Samedi, un char de l'armée israélienne a été touché par un engin explosif dans le sud de la bande de Gaza, ce que l'armée a décrit comme une violation du cessez-le-feu actuel. Aucun soldat israélien n'a été blessé dans cet incident.
En vertu du nouveau protocole, les frappes qui ne visent pas à éliminer une menace immédiate requièrent l'approbation préalable du chef d'état-major de Tsahal, le lieutenant-général Eyal Zamir, plutôt que des commandants de niveau inférieur. Ce changement reflète un effort plus large visant à limiter la fréquence des frappes aériennes, bien que l'armée continue de prendre des mesures contre des individus qu'elle identifie comme présentant un danger imminent pour les troupes.
Selon l'armée israélienne, le Hamas a intensifié les pratiques d'interrogatoire et de torture contre les résidents palestiniens depuis le cessez-le-feu d'octobre 2025. -Le colonel Ella Waweya a noté que le Hamas utilise des installations publiques, y compris des écoles, des hôpitaux et des bâtiments gouvernementaux, pour ses activités militaires et soumet les civils à des détentions arbitraires, des dommages psychologiques et des violences physiques.
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu est resté sceptique. Il a fait valoir que le Hamas n'avait pas démontré une véritable volonté de se conformer aux termes de l'accord, insistant sur le fait que les armes devaient être détruites de manière vérifiable. Malgré cela, le Hamas a affirmé qu'il adhérait à l'accord, certains membres exprimant leur frustration face au manque de progrès et exhortant les médiateurs à exercer une plus grande pression sur les autorités israéliennes.
Les frappes aériennes renouvelées de Tsahal interviennent au milieu de discussions en cours impliquant des personnalités clés telles que le chef du Hamas Khalil al-Hayya, qui doit rencontrer des responsables des services de renseignement égyptiens au Caire.
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