La Cour pénale internationale (CPI) a subi un changement de procédure significatif concernant la révocation potentielle de son procureur en chef, Karim Khan. Selon des rapports exclusifs, l'organe exécutif de la CPI - le Bureau de l'Assemblée des États parties (ASP) - a modifié le mécanisme de vote pour la révocation éventuelle de Khan.
Ce changement a été approuvé à la majorité par le Bureau lors d'une récente réunion et marque un écart par rapport aux protocoles établis.
La nouvelle procédure, qui doit être mise en œuvre lorsque l'ASP se réunira à New York le 24 juillet, marque un moment charnière dans la gouvernance interne de la CPI. Elle fait suite à une décision du Bureau - un groupe de diplomates représentant 21 États membres - qui a conclu à la majorité des deux tiers que Khan avait commis une "mauvaise conduite grave".
Les représentants légaux de Khan ont exprimé de fortes inquiétudes quant aux changements procéduraux. Ils soutiennent que le processus révisé s'écarte des procédures écrites décrites en mars 2026, qui spécifiaient une approche en deux étapes. En vertu des lignes directrices précédentes, l'ASP devait d'abord déterminer si une faute grave s'était effectivement produite avant de procéder à un deuxième vote sur le retrait.
Ces professionnels du droit ont souligné que la modification des règles à mi-parcours sans en informer l'accusé soulève de sérieuses questions sur l'équité et la légalité de la procédure.
L'ASP, composée de représentants des 125 États membres de la CPI, détient l'autorité pour prendre des décisions finales concernant les allégations d'inconduite et la révocation éventuelle du procureur. Selon les règles de la cour, toute constatation d'inconduite nécessite l'approbation d'une majorité des deux tiers des États présents et votants. Si l'ASP détermine qu'une faute grave s'est produite, un vote ultérieur sur la révocation aura lieu, nécessitant une majorité absolue des 125 membres de l'ASP (63 voix).
Les allégations contre Khan comprennent quatre plaintes spécifiques, autorisées par le Bureau, impliquant un ancien collègue qui aurait soulevé des inquiétudes concernant un comportement inapproprié. Alors que Khan a toujours nié ces accusations, la situation a attiré une attention considérable au sein de la CPI et au-delà.
Karim Khan, né à Edimbourg d'une mère britannique et d'un père pakistanais, a eu une brillante carrière en droit international. Il a étudié au King's College de Londres et est devenu avocat de la Couronne en 2011.
Au sein de la CPI, le style de leadership de Khan a été décrit à la fois comme ambitieux et parfois impulsif. D'anciens collègues et employés ont parlé de l'environnement tendu et des demandes extraordinaires qui ont caractérisé son mandat. Alors que l'ASP se prépare à délibérer sur le sort de Khan, les implications de ce changement de procédure pourraient résonner dans toute l'institution, remodelant potentiellement sa dynamique interne et sa crédibilité externe.
2 articles
Middle East EyeIndépendantCentrehier Exclusive: ICC bureau changes rules to lower threshold for Khan's removalThe International Criminal Court's (ICC) Assembly of States Parties (ASP) has altered the voting process for determining whether Chief Prosecutor Karim Khan should be removed over alleged misconduct. Previously, a two-stage vote was required: first assessing whether 'serious misconduct' occurred, then deciding on removal if such misconduct was confirmed. Now, the process has been streamlined to a single vote on both issues, approved by a majority of the Bureau of the ASP. This change follows a finding by the Bureau—comprising diplomats from 21 member states—that Khan committed 'serious misconduct,' despite a judicial panel concluding there was insufficient evidence to support this claim. Khan denies the allegations, and his legal team criticized the procedural shift as unfair and unlawful, arguing it lowers the threshold for removal from a two-thirds majority to a simple majority without notifying the accused.
Lecture du biais (Centre): The article presents the procedural changes and their implications neutrally, citing opposing viewpoints and legal arguments without overtly favoring either side. It includes quotes from Khan's legal representatives and references to official documents and external analyses, maintaining balance.
Digi24IndépendantCentreil y a 5 j La Cour pénale de La Haye, sous Karim Khan: peur, hurlements, pressions politiques.Karim Khan, le procureur en chef britannique de la Cour pénale internationale (CPI), a été accusé de comportement sexuel inapproprié par d'anciens collègues, selon des rapports publiés par The Times.
Lecture du biais (Centre): L'article présente des informations factuelles sur les accusations portées contre Karim Khan et inclut les points de vue d'anciens collègues sans favoriser ouvertement un côté.
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