Les réformes ont été dévoilées par le Premier ministre Manuel Marrero devant l'Assemblée nationale, où il a présenté un ensemble complet de 176 propositions visant à ouvrir des secteurs clés de l'économie aux investissements privés.
Les réformes représentent un écart majeur par rapport au modèle socialiste établi après la Révolution cubaine de 1959, signalant une transformation potentielle dans le fonctionnement de l'économie de l'île.
Les changements proposés couvrent plusieurs domaines de l'économie, y compris la restructuration des entreprises d'État en entités commerciales exploitées par le biais d'actions ou de participations, permettant aux entreprises privées d'employer plus de 100 travailleurs, permettant aux capitaux étrangers d'investir dans le secteur privé et permettant aux particuliers de détenir des comptes en devises étrangères.
En vertu de ces nouvelles règles, les Cubains seront également autorisés à posséder plusieurs entreprises privées et à détenir des actions dans d'autres sociétés.
L'économiste Daniel Torralbas, basé à Londres, a décrit les réformes comme le programme économique le plus profond introduit dans l'histoire du pays depuis la révolution. Il a souligné que cette initiative va au-delà de simples ajustements politiques, indiquant un changement structurel plus large dans le cadre économique de Cuba.
Malgré la présentation détaillée de ces réformes, le gouvernement n'a pas encore fourni de calendrier spécifique pour leur mise en œuvre. Ce manque de clarté laisse de nombreuses questions sur le moment exact où ces changements prendront effet et comment ils seront introduits progressivement. L'annonce intervient à un moment où les États-Unis, sous le président Donald Trump, intensifient la pression sur Cuba, en particulier à travers un embargo pétrolier de facto en place depuis près de cinq mois.
Les réformes font partie d'un effort plus large du gouvernement cubain pour attirer les investissements étrangers et atténuer les effets de la crise économique en cours. Avec le pays confronté à de graves pénuries de biens de base, une inflation élevée et une baisse du niveau de vie, le gouvernement estime que l'ouverture aux entreprises privées et aux capitaux étrangers peut aider à stabiliser l'économie.
Le gouvernement cubain n'a pas indiqué si ces réformes feront face à l'opposition de l'intérieur du pays ou s'il y a des débats internes concernant le rythme et la portée des changements.
La communauté internationale, en particulier les États-Unis, suivra de près l'avancement des réformes. La mesure dans laquelle ces changements peuvent être mis en œuvre de manière efficace et durable dépendra d'une variété de facteurs, notamment de la capacité du gouvernement cubain à gérer la transition, du niveau de soutien des parties prenantes nationales et de l'évolution de la dynamique des relations américano-cubaines. Les prochains mois seront cruciaux pour évaluer si ces réformes ambitieuses peuvent apporter le soulagement économique dont Cuba a si désespérément besoin.
2 articles
El UniversalIndépendantCentreFactualité 85Objectivité 80il y a 18 j Cuba lance sa plus grande réforme économique en 70 ans; ouvre des secteurs clés à l'investissement privéLe Premier ministre cubain, Manuel Marrero, a présenté au Parlement un vaste programme de réformes économiques visant à promouvoir un système de marché libre. Les réformes comprennent des changements dans les entreprises d'État, les entreprises privées, les banques, le tourisme, l'agriculture, les investissements étrangers, les taxes et le change. Ces propositions, décrites comme la réforme économique la plus significative de l'histoire de Cuba depuis la révolution de 1959, visent à faire face à l'approfondissement de la crise économique du pays et à attirer les investissements étrangers.
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