Jeudi, une délégation de la Commission de Venise se rendra en Hongrie pour donner son avis sur l'amendement constitutionnel proposé par le gouvernement, qui vise à destituer Sulyok Tamás de son poste de président de la République.
La Commission de Venise, organe consultatif sur les questions constitutionnelles au sein du Conseil de l'Europe, joue un rôle crucial pour évaluer si les réformes juridiques proposées sont conformes aux normes européennes de démocratie et d'état de droit.
Le Premier ministre hongrois Viktor Orbán a annoncé la semaine dernière qu'il avait invité la Commission de Venise à participer aux discussions concernant la réforme constitutionnelle.
Cette visite fait suite à une série d'événements liés au mandat de Sulyok. Fin mai, Sulyok a contacté la Commission de Venise après avoir été invité à plusieurs reprises par le Premier ministre Orbán à démissionner de son poste.
Le Premier ministre Orbán a annoncé au cours d'un discours prononcé plus tôt cette semaine que le gouvernement entamerait des procédures pour mettre fin au mandat de Sulyok en tant que président de la République par le biais d'un amendement constitutionnel. " Selon la proposition, une fois le mandat du président actuel terminé, l'Assemblée nationale élira un nouveau président de la République, qui servira pendant une période maximale de cinq ans jusqu'à l'entrée en vigueur de la nouvelle Constitution.
La Commission de Venise a déjà été impliquée dans l'examen de plusieurs questions constitutionnelles en Hongrie, y compris des questions liées à l'indépendance judiciaire et à la liberté des médias.
Les réactions à la prochaine visite ont varié. Les partisans du gouvernement considèrent les changements constitutionnels comme des mesures nécessaires pour renforcer la souveraineté nationale et réduire l'ingérence extérieure dans les affaires intérieures.
Alors que la délégation se prépare à arriver en Hongrie, tous les regards sont tournés vers les discussions qui auront lieu entre la commission et les responsables hongrois.Les conclusions et les recommandations de la Commission de Venise seront suivies de près par les parties prenantes nationales et la communauté internationale.Ce qui émergera de ces discussions pourrait déterminer la trajectoire des réformes constitutionnelles de la Hongrie et leur alignement sur les normes démocratiques européennes.
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