Le Maroc a annoncé qu'il était prêt à coopérer avec l'Espagne et d'autres partenaires européens pour identifier et rapatrier les mineurs non accompagnés bloqués dans l'enclave espagnole de Ceuta, selon les médias d'Etat. Cela survient au milieu d'une crise migratoire majeure qui a vu des dizaines de milliers de migrants entrer à Ceuta depuis le Maroc au cours de la semaine dernière, la plupart retournant dans leur pays d'origine. Cependant, environ 1 100 mineurs, dont certains sont arrivés avant l'afflux, sont toujours présents dans la région, bien que les autorités locales suggèrent que le nombre réel pourrait être beaucoup plus élevé.
La situation des mineurs non accompagnés à Ceuta s'est aggravée, les organisations humanitaires alertant sur les risques accrus de maltraitance, de violence et d'exploitation. José Miguel Morales, chef de la Federacion Sur Acoge, une organisation de défense des droits des migrants basée dans le sud de l'Espagne, a rapporté que certains enfants ont déjà été victimes d'agressions physiques.
Selon une source diplomatique citée par l'agence de presse marocaine MAP, Rabat s'est engagée à travailler avec l'Union européenne pour localiser et rapatrier les enfants, soulignant que cet effort doit surmonter les obstacles législatifs et administratifs imposés par les pays partenaires.Le gouvernement marocain a également reconnu l'augmentation du nombre de morts, qui a grimpé à au moins 80, certains rapports suggérant qu'il pourrait dépasser 100.Ces décès se sont produits lors des tentatives de migration à grande échelle du Maroc vers Ceuta, soulignant les dangers auxquels sont confrontés ceux qui tentent de franchir la frontière.
Dans la ville côtière de Fnideq, près de la frontière marocaine, le personnel militaire continue d'aider à l'évacuation des migrants de retour, y compris les mineurs. Des soldats ont été vus rassembler de petits groupes d'enfants qui avaient précédemment tenté d'entrer à Ceuta, les guidant vers des bus pour le transport de retour au Maroc. Malgré les efforts, les tensions persistent, certains critiques accusant les autorités espagnoles de ne pas avoir réagi de manière adéquate à la situation.
L'Association marocaine pour les droits de l'homme (AMDH) s'est inquiétée du nombre de morts, rapportant qu'au moins 141 personnes ont perdu la vie en essayant d'atteindre Ceuta. Ce chiffre dépasse les estimations précédentes fournies par les autorités marocaines et espagnoles. L'ONG attribue la tragédie à un échec à traiter la migration comme une question humanitaire plutôt qu'une simple préoccupation de sécurité.
Le groupe a également critiqué la dépendance de l'Union européenne à l'égard d'acteurs externes pour la gestion des frontières, affirmant que ces politiques n'ont pas résolu les causes sous-jacentes de la migration.
La crise ne montrant aucun signe d'atténuation, l'accent reste mis sur la sécurité et le bien-être des personnes touchées tout en gérant les défis politiques et logistiques complexes liés au flux migratoire.
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