Francesca, la douzième et dernière personne parmi les personnes gravement blessées dans l'incident, a quitté aujourd'hui l'unité des brûlures de l'hôpital Niguarda. L'évaluateur régional du bien-être de la Lombardie, Guido Bertolaso, a confirmé cette évolution, déclarant que les douze patients étaient rentrés chez eux. Cela marque l'accomplissement d'une promesse faite à leurs familles ce matin tragique, apportant de la joie aux responsables et au personnel médical impliqués dans le processus de soins.
Douze des blessés ont été transportés à Milan pour un traitement spécialisé à l'hôpital Niguarda. Selon Bertolaso, ces personnes ont reçu des soins de professionnels qui ont traité l'une des urgences les plus complexes de ces dernières années. Plus de 100 personnes ont travaillé simultanément pendant les premiers jours, avec un soutien supplémentaire du personnel médical, du personnel administratif et d'autres. Les services d'ambulance aérienne ont transporté les patients, tandis que la salle d'urgence et l'unité de soins intensifs de Niguarda les ont stabilisés avant qu'ils ne soient transférés à l'unité des brûlures cutanées pour un traitement avancé.
Les interventions médicales comprenaient plus de 50 chirurgies et au moins 30 procédures de pansement sous sédation pour chaque patient, ainsi que des visites, pansements et séances au laser. Bertolaso a souligné que le parcours de récupération est loin d'être terminé. Les blessures nécessitent du temps pour guérir, et tous les patients font face à un long chemin de réadaptation physique et psychologique.
Il a reconnu la douleur persistante associée à la perte de jeunes vies et a appelé à des efforts collectifs pour prévenir des incidents similaires à l'avenir. La sortie de Francesca après 224 jours de traitement met en évidence les soins médicaux approfondis qu'elle a reçus. Elle a été la dernière des douze patients à rentrer chez elle, marquant une étape importante dans le processus de récupération.
À Sion, le tribunal cantonal a prolongé jusqu'au 9 octobre les mesures restrictives contre Jacques et Jessica Moretti, propriétaires du Constellation, qui font l'objet d'une enquête aux côtés de treize autres personnes pour incendie criminel, blessures aggravées et homicide par négligence. Pour éviter le risque de fuite, le tribunal peut remplacer l'exigence de signature quotidienne par un enregistrement par vidéoconférence avec la police locale. Le juge a indiqué sa volonté de modifier la mesure mais veut confirmer sa faisabilité et son efficacité. Depuis le 9 janvier, les Moretti ont fait face à des restrictions de précaution. Jacques a été arrêté et libéré après 14 jours avec une caution de 200 000 francs suisses.
Le procureur du canton du Valais a rejeté la demande de l'Italie de rejoindre le procès en tant que partie civile. La décision, communiquée le 23 juillet et détaillée dans le dossier d'enquête, a été motivée par le fait que ni la citoyenneté italienne de plusieurs victimes ni les coûts encourus par la République italienne pour aider ses citoyens touchés par l'incident ne justifient le statut de partie lésée.
La procureure générale Gabriella Palmieri a contesté le raisonnement du juge, tandis que le ministère italien des Affaires étrangères a déclaré que les motivations des procureurs suisses ne sont pas partagées et sont obsolètes à la lumière de la jurisprudence de la Cour européenne des droits de l'homme.
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