Un tribunal de Mumbai a rejeté la demande de l'Agence nationale d'enquête de révoquer la mise en liberté sous caution de quatre militants impliqués dans l'affaire Bhima Koregaon, selon les rapports de Bar and Bench. Les militants, Varavara Rao, Sudha Bharadwaj, Arun Ferreira et Vernon Gonsalves, ont vu leurs conditions de mise en liberté sous caution contestées par la NIA, qui a fait valoir qu'ils avaient enfreint les conditions en assistant à un rassemblement au Mumbai Press Club en janvier.
Le juge spécial Chakor S Baviskar a statué que la présence des activistes à la réunion ne constituait pas nécessairement une violation de leurs conditions de mise en liberté sous caution. Il a souligné que le simple fait de parler de l'affaire pendant la réunion ne pouvait pas être interprété comme une violation.
En avril, le Mumbai Press Club a suspendu trois membres pour avoir facilité le rassemblement du 19 janvier. La NIA a par la suite demandé des documents liés à l'événement au club de presse. Le 7 mai, un tribunal civil de la ville de Mumbai a temporairement suspendu l'expulsion d'un membre, Gurbir Singh, citant des préoccupations selon lesquelles l'action semblait viser à l'empêcher de se présenter aux prochaines élections du club.
Le cas de Bhima Koregaon est centré sur des incidents violents survenus près de Pune le 1er janvier 2018, à la suite de la conférence d'Elgar Parishad, qui commémorait le 200e anniversaire de la bataille de Bhima Koregaon.
Cependant, la Cour suprême, dans sa décision de 2023, a constaté que les preuves primaires utilisées par la NIA, un ensemble de lettres, manquaient de preuves substantielles. Une société de médecine légale numérique, Arsenal Consulting, a également déterminé que des preuves fabriquées avaient été placées sur les appareils personnels des accusés. En conséquence, quatorze des seize accusés ont depuis été libérés sous caution. Le prêtre jésuite Stan Swamy, un autre accusé, est décédé en prison en 2021.
Les batailles juridiques en cours reflètent la nature complexe et controversée de l'affaire, qui a attiré l'attention non seulement pour ses implications politiques, mais aussi pour les questions plus larges entourant les processus judiciaires et les droits de l'homme.
★
Gardons l’information honnête.
ObjectiveNews est financé par ses lecteurs et sans publicité : nous vous montrons le biais au lieu de le cacher. Soutenez un journalisme indépendant pour 4 €/mois.
Devenir soutien