Le tribunal de district de Jérusalem a décidé mardi de libérer Tal Yinon Dardik, un colonisateur accusé d'avoir participé à une attaque violente contre des Palestiniens, après avoir été détenu en détention administrative pendant 38 jours. Dardik, soupçonné d'avoir participé à une attaque brutale dans le village de Khirbet Humsa en Cisjordanie, a été libéré immédiatement sans restrictions supplémentaires. Sa libération intervient après une longue bataille juridique impliquant des commandants militaires, des ministres de la Défense et des autorités judiciaires. Dardik est accusé d'appartenir à un groupe de colons extrémistes qui auraient dépouillé une victime palestinienne, lié ses organes génitaux avec une cravate et défilé à travers le village.
Dardik a nié avoir participé à l'attaque. Initialement placé en résidence surveillée à son avant-poste agricole non autorisé à Kfar Tarfon début juin, il a ensuite été soumis à une ordonnance de restriction administrative après avoir violé à plusieurs reprises les conditions de sa détention.
Alors que le tribunal a confirmé l'affirmation du commandant militaire selon laquelle Dardik représente une menace pour la sécurité, il a rejeté les efforts visant à l'empêcher de retourner à Kfar Tarfon, jugeant intenable l'arrangement de logement alternatif, à la résidence de sa belle-mère à Adei Ad. Le tribunal a reconnu que l'ordonnance administrative initiale était justifiée et que Dardik restait un danger pour la sécurité régionale. L'affaire a acquis une importance politique accrue après l'intervention du ministre de la Défense, Israel Katz.
Katz a également rendu visite à Dardik en prison, suscitant des critiques de la part de partisans qui ont affirmé que la décision était politiquement motivée avant les élections. Malgré la pression, Katz a finalement reculé après que le chef d'état-major de l'armée israélienne, le lieutenant-général Eyal Zamir, ait confirmé le rôle continu du major-général Avi Bluth en tant que chef du commandement central.
Les critiques soutiennent que le gouvernement soutient tacitement ces actions, sapant la perception internationale de l'état de droit israélien. Les données du Shin Bet, l'agence de sécurité intérieure d'Israël, montrent que les victimes palestiniennes des attaques nationalistes dépassent de loin celles des citoyens juifs, soulignant les disparités systémiques dans la façon dont les différents groupes sont traités en vertu de la loi.
Les analystes suggèrent que l'affaire Dardik pourrait servir de précédent pour assouplir les restrictions imposées à certains détenus, en particulier s'ils acceptent des conditions surveillées.
Des attaques similaires, y compris des attaques contre des bergers et l'établissement de barrages routiers, sont devenues plus fréquentes, bien qu'elles reçoivent moins d'attention du public par rapport aux conflits de haut niveau.
★
Gardons l’information honnête.
ObjectiveNews est financé par ses lecteurs et sans publicité : nous vous montrons le biais au lieu de le cacher. Soutenez un journalisme indépendant pour 4 €/mois.
Devenir soutien